Recherche

Blog de la Médiathèque Municipale de Secteur de Guebwiller

Les babillages de Frida et Paco

Tag

photographie

Lumière(s) !

gif_mail_RL_V2

Salut la compagnie. Bientôt Noël (Bleu) à Guebwiller, 11ème édition déjà, avec son lot de spectacles de rue et autre patinoire écologique. Le programme est disponible en ligne sur le site de la ville-guebwiller.fr ou sur Facebook, page Noël Bleu.

A la médiathèque de Guebwiller, nous aurons la chance d’exposer les sublimes photographies de Ralph Laurent du 29 novembre au 5 janvier 2020. Avouez que ça en jette hein ?!

Photo Raph Führer 5

Natif de Mulhouse, habitant la vallée du Florival, je suis un grand amoureux de la région et un voyageur chanceux. C’est lors de mes périples ou tout simplement lors de mes nombreuses balades photographiques, que je fige l’instant, dans ces endroits qui communiquent avec mes émotions et qui heurtent ma sensibilité.

Prise de vue faite, brut de capteur, tel un sculpteur, je façonne l’image afin d’en restituer l’émoi de cet instant suspendu dans la contemplation.

Conscient de la désolation dans laquelle peut nous renvoyer ce monde, mon choix est d’en extraire le meilleur, pour en partager la magie et, ultime défi, ouvrir les coeurs anéantis ou aveugles. Ralph Laurent

Une vingtaine de photographies sera visible aux horaires d’ouverture de la médiathèque et croyez-nous, ça vaut le détour.

L’inauguration/vernissage de l’exposition intitulée « Lumière(s) ! » aura lieu samedi 11 novembre à 11 heures en présence du photographe (et en musique).

visuel vinyles

Et puisqu’on parle musique, notez que Paco organisera le même jour de 10h à 16h sa traditionnelle bourse aux vinyles. Pas moins de neuf exposants vous proposeront un choix éclectique, de quoi enrichir votre discothèque. Une platine vinyle sera disponible pour l’écoute sur place (entrée libre).

A 14h, un blindtest autour des chansons de Noël vous permettra de gagner un bon d’achat à utiliser chez Les Echos Du Rock, le disquaire de Guebwiller.

Nous ferons quelques petites stories sur Instagram (@mediagueb), histoire d’immortaliser le moment. Sinon vous pouvez venir aussi.

Des becs,

Frida & Paco

En chemin

En chemin  02

Crédit photo : Philippe Lutz

Salut les p’tits clous, comme chaque année en juillet-août, nous partons en voyage grâce aux expositions photos que nous organisons, tantôt en Afrique, tantôt en Asie. Mardi dernier, c’est Philippe Lutz, photographe, voyageur, écrivain qui s’est invité chez nous durant tout l’été et même le début de l’automne puisque les 22 photos qu’il a choisi d’exposer seront visibles jusqu’au 1er octobre prochain.

Il nous invite à la suivre au coeur de la France profonde sur l’ancien chemin de Saint-Guilhem-le-Désert (situé dans la vallée de l’Herault). Etape après étape, il nous raconte en images son périple à travers des paysages de matin du monde, sur cette foie ancestrale qui est tout à la fois un itinéraire de pèlerinage, un chemin de transhumance et une route d’échange entre la Méditerranée et le Massif Central.

Chaque photo est agrémentée d’un texte « Mais que deviendra cette maison si admirable ? une ruine ? du patrimoine sauvé par une association qui la transformera en écomusée du causse ? une résidence secondaire hollandaise ? A défaut de pouvoir faire quelque chose, je la photographie, dans l’idée que mes images au moins en gardent la mémoire, comme celle d’un être aimé dont on sait qu’il va nous quitter ».

L’exposition est mise en regard du livre de Philippe Lutz « En chemin vers Saint-Guilhem » publié en 2014  aux éditions Médiapop et disponible à la médiathèque.

Philippe Lutz prend également chaque jour une photo depuis le 2 septembre 1999, qu’il publie sur son site internet www.la-photo-du-jour.com, des milliers de photos qui sont présentées de façon anonyme avec pour seules mentions la date et le lieu.

Cette expo est donc visible aux horaires d’ouverture de la médiathèque (attention horaires d’été jusqu’au 31 août prochain, voir ici).

Et si vous ne vivez pas à proximité de Guebwiller et que vous suivez régulièrement notre actu, vous pouvez visiter l’expo virtuelle en cliquant sur l’image ci-dessous.

9782918932291

Crédit image : Editions Médiapop

Sur ce, tschüss et des becs.

Frida & Paco

Mon collège, je le kiffe !

Noa 2 - copie

Salut jeune kid dynamique, toi aussi tu kiffes ton collège ? Diantre, Voltaire se retourne dans sa tombe… Sinon vous allez bien ?

Katia Funfschilling, enseignante en SEGPA au collège Mathias Grünewald à Guebwiller a travaillé pendant plusieurs mois sur un projet photographique avec sa classe de 6ème. C’est le thème du collège qui a été choisi et 12 photos ont été sélectionnées pour illustrer l’exposition « Mon collège, je le kiffe ! » actuellement visible à la médiathèque de Guebwiller jusqu’au 2 juillet prochain.

Katia est enseignante en SEGPA depuis 10 ans et la photographie est un support artistique qui l’a toujours fascinée. Elle permet grâce au regard imprégné de tous les autres sens de confier aux yeux absents de la scène par la seule image, la richesse du vécu de cet instantané. J’aime transmettre cette passion à mes élèves parce-qu’elle requiert de la concentration, de la dextérité, de l’exigence et qu’elle révèle beaucoup sur la personnalité des auteurs des clichés. C’est pour moi une forme d’exutoire et d’expression que chacun peut s’approprier pour révéler une manière d’embrasser le monde. J’ai pu remarquer au cours de mon parcours d’enseignante en SEGPA que ces élèves ont un vrai talent lorsqu’on leur demande de s’exprimer sur un sujet de manière non académique. Ils ont une imagination et un univers d’une extraordinaire complexité. Ils me surprennent tous les jours ! 

Bien entendu, les photos sont le travail d’un groupe de 7 élèves de 6ème amateurs, il peut y avoir des clichés de qualité inégale pour qui décide d’en faire une analyse approfondie. Néanmoins, je suis contente du travail fourni par mes élèves. Ils ont bien adhéré à ce projet et y ont mis tout ce qu’ils avaient de motivation et de rigueur. J’espère qu’ils ont eu autant de plaisir à faire ces photos que moi à les guider dans leur premier pas de photographes.

Dans le cadre de ce travail de reporter, j’ai initié mes élèves aux techniques du cadrage, de la profondeur de champ, de la lumière en cours d’Arts plastiques et je leur ai ensuite confié un appareil qu’ils avaient toujours sur eux pour une durée d’un trimestre, afin de figer les moments qui les rendaient heureux.

On peut vous dire que le résultat est très réussi, la photo qui illustre cet article a été prise par Noa, un des élèves de la classe de 6ème.

La date du vernissage a été fixée à jeudi 21 avril à 18h15 à la médiathèque en présence de l’équipe de direction du collège Mathias Grünewald, des élèves et de leur enseignante Katia. Grosse chounga en perspective car le buffet sera préparé par d’autres élèves du collège dans le cadre de l’atelier ASH, à ne pas louper donc…

Sur ce, bonne journée, on reviendra vous parler de Bilingo prochainement. Des becs.

Frida & Paco

Carte blanche

Régis Delacote/Alain Marti
Régis Delacote/Alain Marti

On sait, une fille avec un sac en papier sur la tête, ça n’est pas commun (on est un peu des rebelles des bibliothèques nous, c’est ce qui fait notre charme). Souvenez-vous, en mai dernier, Régis Delacote & Alain Marti, deux photographes très complices exposaient « Faillites, Memento » à la Médiathèque de Guebwiller. En découvrant une partie de leurs travaux photographiques, on a eu envie de poursuivre l’aventure en leur compagnie en leur donnant carte blanche.

Régis Delacote  Alain Marti

C’est à la Cave Dîmière à Guebwiller que Régis Delacote et Alain Marti nous présenteront deux interprétations sur le thème de la fantasmagorie.
Ted et les créatures pour Alain, qui nous emmène dans des chroniques rocambolesques et Ontonagon pour Régis, qui nous invite à remettre en question notre perception du réel.

L’exposition sera visible à partir du 30 septembre jusqu’au 4 octobre aux horaires suivants :

Mercredi à vendredi : 16h-19h

Samedi & dimanche : 10h-19h

L’entrée est libre et sachez que le vernissage aura lieu samedi 3 octobre à 11 heures en présence des artistes et avec de belles surprises visuelles et musicales.

La Cave Dîmière est située 5 place Saint Léger (derrière l’église).

http://www.regisdelacote.com/

www.facebook.com/alain.marti

Des becs.

Frida & Paco

Journées photographiques de Bienne

22La_Diagonale_Aride22DameraySaone-et-Loireentree_dans_la_Diagonale_baptiste_Schmitt20132014

©Baptiste Schmitt

Bonjour vous. Nous venons d’emménager ici pour plus de commodités et on est bien hein tintin ?! Dites-nous un peu si vous aimez cette nouvelle présentation qui pourrait encore évoluer, affaire à suivre…

Baptiste Schmitt, jeune photographe guebwillerois avait exposé il y a quelques années à la médiathèque et nous avions pu apprécier la qualité de son travail essentiellement axé sur la photographie argentique.

Baptiste Schmitt est invité à présenter quelques unes de ses photographies à la 19ème édition des journées photographiques de Bienne (Suisse) qui se dérouleront du 28 août au 20 septembre 2015.

Ces journées célèbrent la photographie contemporaine et permettent à une vingtaine de jeunes talents du monde entier d’investir des lieux différents dans la ville qui sont à découvrir sous forme de balade photographique.

Si vous êtes de passage à proximité de Bienne, faut pas hésiter. Ci-dessous, le programme complet en pdf (cliquez sur l’image).

bassin potassique baptiste

©Baptiste Schmitt

Des becs.

Frida & Paco.

http://www.bielerfototage.ch

Faillites, Memento : expo photos

visuel composite
Crédit photo : Régis Delacote, Alain Marti

Bonjour vous, on poursuit notre petit bonhomme de chemin dans la bonne humeur en vous proposant prochainement à la médiathèque une expo photos intitulée « Faillites, Memento » réalisée par Alain Marti & Régis Delacote.

Intro : Images d’un processus de transformation, la mémoire des faillites interroge l’avenir du corps.

La multiplicité des strates représentée dépasse la représentation objective des lieux pour saisir cet aller-retour entre vie et mort. La faillite est l’artéfact responsable de la mutation du lieu à l’état de matière. La matière, antérieure à la vie, la rend à nouveau possible. Cette mutation pose alors la question de son interaction avec l’identité du sujet. Ce sujet, inscrit dans une trop exigeante représentation du corps utile à son identité, saisit cette contingence pour mettre cette entreprise de soi en faillite.Tantôt en pièces détachées, tantôt en quête de protection, le corps traduit ainsi la question de son avenir.

Voilà, voilà, au premier abord, tout cela ne paraît pas très simple mais l’idée est de visiter leurs sites internets respectifs afin de comprendre la démarche des deux photographes, d’ailleurs on vous en dit un peu plus ci-dessous sur eux.

alain marti photo
Crédit photo : Alain Marti

Né en 1975 à Nîmes, Alain Marti découvre la photo à l’âge de 18 ans. Il passe ses nuits au laboratoire argentique tout en réussissant ses études d’infirmiers. Ces études posent les premières bases de sa réflexion sur le corps sujet et le corps objet qu’il va traduire en images. Insatisfait artistiquement et intellectuellement, il démarre un parcours universitaire à Strasbourg et arrête la photo. En 2004 il met en suspend sa thèse de doctorat, fonde une famille et découvre la photographie numérique. Son travail photographique s’oriente alors vers une tentative d’articulation entre mise en scène du corps et réflexion psychologique et sociologique.

régis delacote photo
Crédit photo : Régis Delacote

Régis Delacote né en 1968 est photographe indépendant depuis une vingtaine d’années, il a réalisé ses premières photographies en Roumanie, en Hongrie, en ex-Yougoslavie ou encore au Mexique. Lui qui cherche constamment à être au contact des gens occulte souvent ou au moins partiellement les personnages dans son travail photographique. Régis Delacote se qualifie lui-même de reporter intimiste usant du symbolisme. « Je ne suis pas du genre à mettre trois heures avant de prendre une photo, j’aime bien les accidents ». Régis Delacote a publié un magnifique livre de photographies issues d’un voyage en Bolivie « Bolivie un journal photographique » disponible à la médiathèque.

L’exposition sera visible en section adulte à la médiathèque à partir du 12 mai jusqu’au 4 juillet prochains. Un vernissage (en musique) en présence des deux photographes sera organisé jeudi 21 mai à 18 heures. L’entrée est libre.

Tout cela nous donnera aussi l’occasion de mettre à l’honneur notre fonds « photographie » avec bibliographie à l’appui. Attention, il y a de la nouveauté ! A suivre…

Bien les ami(e)s, on va se souhaiter une bonne journée, on reviendra bientôt promis. Des becs.

Frida & Paco

 

On n’est pas sérieux quand on a 17 ans…

arbre neige1
Crédit image : Gérard Miclo, Isabelle & Jean Dotter

A la médiathèque aujourd’hui, ça bouge dans tous les sens, on est en pleine installation d’une grande exposition sur le thème de l’arbre intitulée « Poésie de l’arbre ». Elle est composée d’une cinquantaine de photographies réalisées par Gérard Miclo, Isabelle & Jean Dotter et sera visible jusqu’au 13 janvier 2015. « Les clichés ont été amoureusement sélectionnés afin de susciter questionnement, émotions, rêve… Aussi, couleurs et noir et blancs se côtoient ici jusqu’à l’abstraction. »

Et ça tombe très bien car il se trouve qu’octobre est le mois de notre anniversaire, en effet, nous avons ouvert nos portes le 22 octobre 1997 (on est donc balance en signe du zodiaque). On en profite donc pour organiser le vernissage de l’expo le jour de nos 17 ans (ouais trop bien), mercredi 22 octobre prochain à 18h30, en présence des trois photographes et d’Aude Gary, harpiste. Si vous êtes dans le coin, surtout vous n’hésitez pas, l’entrée est libre, il y aura du crémant et un ravissant gâteau d’anniversaire.

Cette exposition a la particularité d’être participative, Anne Cholley marrons chauds, créatrice du blog « La souris qui blogue » a imaginé des idées pour jouer avec les mots et le regard en résonance avec les photos. Vous pourrez créer des haïku (bonne chance !) ou imiter Saint-John Perse, imaginer des calligrammes, nous fournirons feuilles et crayons, laissez-vous aller, nous afficherons ensuite vos textes et les publierons certainement sur le blog. Ci-dessous les explications complètes concernant la série de jeux d’Anne :

http://issuu.com/mediagueb/docs/des_id__es_pour_jouer/1

Si l’envie vous prenait d’écouter un peu de musique, oui on sait on est dingue, sachez que sur MusicMe, il y a une radio créée spécialement pour nos 17 ans « 17 ans de public », c’est varié, c’est du « live » et on passe de Bob Marley à Portishead. 

Enfin, comme disait notre ami Rimbaud « On n’est pas sérieux quand on a 17 ans », non vraiment pas ! Des becs.

Frida & Paco

Vivan Maier : street photographer

autoportrait le-mystere-maier,M52573
Crédit photos : Vivan Maier

Grâce à un jeune agent immobilier américain, John Maloof, on a pu découvrir le travail de Vivan Maier, photographe de rue, qui a vécu dans l’anonymat comme nounou à New-York et est décédée en 2009 à l’âge de 83 ans. Ces quelques milliers de clichés trouvés par John Maloof l’ont tant bouleversés qu’il décide d’effectuer des recherches sur la mystérieuse photographe, il découvre que Vivan Maier a réalisé plus de 120 000 photos de rue et que faute de moyens financiers, elle n’a pu en faire développer qu’une infime partie, elle n’a jamais montré ses tirages ni tiré aucun profit de son travail.

Le livre édité par John Maloof intitulé « Vivian Maier : street photographer » est publié en 2011 au moment où une exposition est consacrée à l’oeuvre de la photographe au Chicago Cultural Center. Cet ouvrage depuis peu disponible à la médiathèque mérite vraiment le détour, vous y découvrirez des photographies de gens ordinaires prises dans la rue, des enfants, des femmes aux toilettes raffinées, des types au teint buriné, des afro-américains, des pauvres, des marginaux etc. Les photos de Vivian Maier n’ont rien d’un travail d’amateur, elles dépeignent une société américaine où cohabitent des miséreux noirs ou blancs et des riches, elles décrivent une ville aussi, Chicago, à travers d’impressionnantes contre-plongées.

Vivian Maier a tout d’une grande et sachez que John Maloof ne s’est pas contenté de publier un livre sur la photographe, il a aussi créé un site internet www.vivianmaier.com ainsi qu’une page officielle Facebook. Il est enfin le co-auteur d’un film documentaire « A la recherche de Vivian Maier » sorti en 2013 qui est peut-être encore à l’affiche dans certains cinémas près de chez vous. Un sacré bonhomme que ce John Maloof, vous ne trouvez pas ?

vivan maierCrédit image : John Maloof

Pour résumer, cette petite merveille est là, elle vous attend alors venez la découvrir.

Des becs.

Frida & Paco

SEG’PAs à pas

Femme chien rue - copie
Crédit photo : élèves de la 4ème SEGPA, Collège Mathias Grünewald de Guebwiller

Discrets phénomènes, l’expo photo réalisée par Jordane Prestrot ornera nos murs jusqu’au 2 mai, mais bande de veinard(e)s que vous êtes, elle est également visible en ligne ici (trop bien). Ensuite, nous enchaînerons les oiseaux sur un projet photographique réalisé par une enseignante en classe de SEGPA au collège de Guebwiller et ses élèves. Leurs travaux seront exposés à la médiathèque du 6 mai au 28 juin (en section adulte). Katia détaille ci-dessous le projet, y’a plus qu’à lire !

Projet SEG’PAs à pas :

Le projet photographique SEG’PAs à pas est né de mon intérêt pour la photographie de rue et de la motivation qu’ont montré les élèves lors de son évocation en classe.
En effet, l’idée de jouer les photographes dans les rues de Guebwiller, rues qui constituent leur territoire proche, a d’emblée suscité l’engouement de ces adolescents.
Pourquoi SEG’PAs à pas? Parce que ce sont des élèves de 4ème SEGPA, Section d’Enseignement Général et Professionnel Adapté du collège Mathias Grünewald de Guebwiller et que pas à pas, ils se sont familiarisés avec l’outil photographique, et des notions comme le cadrage, la lumière, la profondeur de champ… Mais aussi, pas à pas, parce qu’ils ont arpenté les rues de Guebwiller pour en saisir les moments du quotidien, ces petits riens qui de façon fugace habitent notre champ visuel, et peuplent de manière inconsciente notre propre parcours dans la ville. Le résultat n’est peut être pas irréprochable, mais en observant à travers les clichés leur appropriation de ces lieux, on découvre leur propre interprétation de cet environnement souvent gai, parfois triste mais d’une lucidité déconcertante.

Le second volet du projet était la mise en écriture de ces photos. Nous voulions que les textes soient intimement liés aux clichés. En introduisant l’exercice de style très particulier de l’acrostiche ( Poème dont les premières lettres de chaque vers forment un mot dans le sens vertical) avec le nom propre GUEBWILLER, les élèves pouvaient transmettre leurs émotions et leur ressenti «à posteriori» sur leur travail et l’environnement de leur inspiration. Il s’agit d’un travail complexe qui fut parfois très laborieux pour coller au thème de chaque photo. Leur effort en est d’autant plus louable.

Je pense que ce projet a permis aux élèves de travailler plusieurs compétences et a fait appel à presque tous leurs sens. J’ai énormément apprécié leur implication et la confiance qu’ils m’ont témoigné dans la transmission des consignes et le choix des clichés les plus opportuns. Ce projet a également permis de retrouver une cohésion au sein du groupe classe, nécessaire à son aboutissement.

Je tiens également à souligner que ce projet, sous une autre forme, a été étendu à l’atelier Hygiène Alimentation Service de ma collègue, Sylvie Brice-Cordier, qui gérera la confection du buffet de la soirée du vernissage avec ses élèves de 3ème SEGPA. Nous souhaitions en effet solliciter plusieurs niveaux de la SEGPA dans un objectif commun.

Ce projet n’aurait pas été possible sans le soutien indéfectible de notre directeur de SEGPA, Jean-François BRINGEL, qui a encouragé les élèves et les enseignants dans cette démarche avec beaucoup de bienveillance et dans un esprit de solidarité, mais aussi grâce à Monsieur Grunenwald, Principal de l’établissement qui a lui aussi suivi, «pas à pas», la progression de cette aventure et en a permis le financement. Je tenais à les en remercier. Katia Funfschilling.

Nous publierons ici chaque jour une photo accompagné d’un texte d’élève, à partir de la semaine prochaine.

Bon week-end les copains. Des becs.

Frida & Paco

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑