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Blog de la Médiathèque Municipale de Secteur de Guebwiller

Les babillages de Frida et Paco

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Hommage Henri

Les films sont plus harmonieux que la vie… Tu m’étonnes !

françois truffaut 400 coups

Crédits images : la Cinémathèque Française & Les Films du Carrosse


Bien les ami(e)s, François Truffaut, célèbre réalisateur français estampillé « Nouvelle Vague », a disparu le 21 octobre 1984, ça fera donc bientôt 30 ans (oui on avait maths en option en Terminale). Ce personnage qui a beaucoup influencé le cinéma français et de nombreux réalisateurs, dont Christophe Honoré, Arnaud Desplechin, Cédric Kahn ou encore André Téchiné (on a mis nos préférés mais il y en a plein d’autres), a démarré sa carrière dans le cinéma sans expérience (c’est un peu le principe du mouvement « Nouvelle Vague ») à la fin des années 1950. Rappelons que Jean-Luc Godard, Claude Chabrol, Jacques Rivette, Eric Rohmer etc. sont tous issus de la Nouvelle Vague, une génération de cinéastes qui dans les années 1950, parfaitement anti-conformistes, bouleversent les fondements du cinéma en tournant en extérieur avec des décors naturels, ils filment la vie, parfois en improvisant, mettant en scène des acteurs inconnus. Le cinéma d’auteur est né, faut le savoir.

Truffaut débute une saga en 1959 autour d’un personnage nommé Antoine Doinel (joué par Jean-Pierre Léaud) dans un excellent film « Les 400 coups » et dont les aventures prendront fin en 1979 dans « L’amour en fuite ». Amoureux de la littérature, François Truffaut a un regard particulièrement critique envers les cinéastes qui adaptent des oeuvres littéraires au cinéma, avant de passer à la réalisation, il officie d’ailleurs en qualité de critique pour la revue « Les Cahiers du Cinéma ».

François Truffaut aimait les gens, il était très attentif aux acteurs de ses films et a offert de grands rôles à certains d’entre eux, on se souvient d’Isabelle Adjani dans « Adèle H », Catherine Deneuve dans « Le dernier métro », Fanny Ardant dans « La femme d’à côté » etc. Oui ça fait beaucoup de femmes vous nous direz mais Français Truffaut aimait également beaucoup les femmes, il a succombé au charme de la plupart de celles qu’il a fait tourner.

A l’occasion du 30ème anniversaire de sa disparition, la Cinémathèque Française met à l’honneur François Truffaut en lui consacrant une grande exposition intitulée « L’événement François Truffaut » avec une rétrospective intégrale. Cette exposition aura lieu du 8 octobre 2014 au 25 janvier 2015. Un catalogue publié récemment sous la direction de Serge Toubiana, directeur de la Cinémathèque Française est disponible à la médiathèque de Guebwiller. Une biblio/filmographie de François Truffaut est consultable en ligne ici :

http://issuu.com/mediagueb/docs/fran__ois_truffaut_cin__math__que/1

et nous mettons à votre disposition notre fonds de livres, dvd et VHS consacré au réalisateur, comment dirait Benjamin Castaldi, philosophe : « Que du bonheur ! ».

On termine avec une citation de François Truffaut tirée du film « La nuit américaine » :

Les films sont plus harmonieux que la vie, Alphonse. Il n’y a pas d’embouteillages dans les films, il n’y a pas de temps morts. Les films avancent comme des trains, tu comprends ? Comme des trains dans la nuit. Les gens comme toi, comme moi, tu le sais bien, on est fait pour être heureux dans le travail de cinéma ». C’est délicieux non ?!

Des becs.

Frida & Paco

On vous met le lien vers la Cinémathèque Française, des fois que l’article vous ait vraiment intéresséwww.cinematheque.fr

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L’année prochaine, ça fera 100 ans…

tardi Crédit photo : BALTEL/SIPA

Salut la foule, on va peut-être plomber un peu l’ambiance ici (faites pas vos ingrats) mais lundi 11 novembre, nous commémorerons l’Armistice qui a marqué la fin des combats de la première guerre mondiale. Certes, ça n’était pas hier, mais on peut se souvenir non (qui a un jour visité l’Ossuaire de Douaumont comprendra le propos) ? Et en même temps, ça nous donne l’occasion de mettre en avant le fonds « bande dessinée », c’est plutôt rare ici (v’là qu’Abdul nous fait un grand écart tellement elle est contente).

Jacques Tardi, auteur de BD français né en 1947 a acquis sa renommée grâce à son personnage d’Adèle Blanc-Sec récemment adapté au cinéma par Luc Besson. Hanté dans sa jeunesse par les atrocités de la guerre des tranchées, il publie deux bandes dessinées sur le thème : « C’était la guerre des tranchées » et « La der des der » (adapté de Didier Daeninckx).

tardi tranchées Crédit image : Casterman

Il est donc question de « C’était la guerre des tranchées » publié en 1993 aux éditions Casterman.

Comme l’indique Tardi en préambule, cet album n’est pas un travail d’historien, pas de « héros » mais un gigantesque et anonyme cri d’agonie. Précisons que chez Tardi, la notion de « héros » n’existe pas, il décrit ses personnages plutôt comme des « anti-héros ».

Dès le début de l’album, on plonge dans un univers dans un état de délabrement avancé, des tirs, des cadavres qui gisent dans les tranchées, des soldats affaiblis par la maladie au regard apeuré… L’auteur qui a choisi le dessin monochrome pour décrire ce carnage qu’on a qualifié de « guerre totale » et dont le bilan s’élève à 9 millions de morts et 8 millions d’invalides (les gueules cassées entre autres) raconte les conditions de vie très difficiles du Poilu. Tardi maîtrise parfaitement le graphisme, les visages des soldats sont d’un réalisme extrême et retranscrivent bien la souffrance. « C’était la guerre des tranchées » est l’histoire d’une génération sacrifiée, certains n’avaient pas 18 ans, c’était eux les Poilus, le dernier est mort en 2010… Un document d’exception, indispensable, offrez-le à votre bambin de 3ème, ça tombe bien c’est au programme.

Sinon, bon week-end les oiseaux !

Des becs.

Frida & Paco

C’était il y a 30 ans

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Crédits photos : L’équipe & Sports Tennis

C’est pas tous les jours qu’on parle sport ici, à vrai dire, ça doit être la première fois… Le 5 juin 1983, il y a donc 30 ans, le jeune Yannick Noah remportait Roland Garros, on s’en souvient comme si c’était hier, figurez-vous que depuis, nada, aucun français n’est parvenu à gagner ce tournoi. Allez on se fait plaisir

Et hier, un français Jo-Wilfried Tsonga battit un suisse Roger Federer, numéro 1 au classement ATP durant 300 semaines consécutives, le nec le plus ultra du tennis. Pourtant notre grand gaillard, très en forme cette saison, a quelque peu malmené son adversaire. Même si on salue le palmarès de l’exceptionnel Federer, on s’est pris à rêver d’une victoire de Tsonga, argh, attention, on pourrait être taxé de chauvinisme… Rendez-vous dimanche 9 juin !

Des becs.

Frida & Paco

PS : Pour les amateurs de tennis, suivez la chronique de Yannick Noah dans le monde version papier ou en ligne, celle d’aujourd’hui ici.


Une étoile

annie_girardot1_article-1488860 Crédit photo : Giulia Salvatori

Annie Girardot, c’est l’actrice populaire des années 70 mais c’est surtout une filmographie impressionnante à faire pâlir d’envie toutes les Mélanie & Marion. Annie Girardot n’est plus les oiseaux et on pense à elle avec beaucoup de tendresse aujourd’hui, à ses rôles dans « Mourir d’aimer », « Elle cause plus, elle flingue », « La gifle » ou plus récemment « La pianiste », film pour lequel elle obtient son dernier César en 2002. Annie Girardot, c’était la voix rocailleuse, la gitane sans filtre et un tempérament de feu. Annie Girardot, c’était l’actrice de notre enfance, celle avec laquelle on a grandi, forcément une page vient de se tourner et on est un peu triste.

Salut l’artiste !

http://www.youtube-nocookie.com/v/lUZQ2E3HZ_s?fs=1&hl=fr_FR

http://www.youtube-nocookie.com/v/gehcW3r6u5Q?fs=1&hl=fr_FR

C&B

PS : Un bel article de Serge Kaganski dans les Inrocks ici

La belle s’est endormie

lhasa blog mediatheque

Artiste d’origine américano-mexicaine, belle et talentueuse, Lhasa chante en espagnol, en français et en anglais. Elle nous aura laissé 3 disques. Parmi eux, « La Lhorona », paru en 1997. Ume bombe musicale à l’époque, tant cette musicienne tranchait avec le reste de la production. Sa musique était très riche, entre folk, blues et tradition latino-américaine, le tout servi par une voix chaude et sensuelle. Que dire de plus, sinon que son dernier disque, simplement intitule « Lhasa », restera lui aussi dans les mémoires.
Durant sa carrière, Lhasa aura vendu un million de disques dans le monde.

Bruno

Mano Solo a taillé sa route

mano solo

Quand Michael chantait

 

Aimé Césaire

Aimé cesaire
L’immense écrivain & poète Aimé Cesaire, fondateur (avec entre autres Léopold Sédar Senghor) du mouvement littéraire de la négritude, est décédé la semaine dernière sur son île qu’il aimait tant, la Martinique.

Nous possédons à la Médiathèque plusieurs titres écrits par Aimé Cesaire et vous proposons également une sélection d’ouvrages relatifs au colonialisme et aux tirailleurs.

Extrait du Discours sur le colonialisme, pamphlet anticolonialiste
Aimé Césaire – Présence africaine, paru en 1950

« Il faudrait d’abord étudier comment la colonisation travaille à déciviliser le colonisateur, à l’abrutir au sens propre du mot, à le dégrader, à le réveiller aux instincts enfouis, à la convoitise, à la violence, à la haine raciale, au relativisme moral, et montrer que, chaque fois qu’il y a au Viet Nam une tête coupée et un oeil crevé et qu’en France on accepte, une fillette violée et qu’en France on accepte, un Malgache supplicié et qu’en France on accepte, il y a un acquis de la civilisation qui pèse de son poids mort, une régression universelle qui s’opère, une gangrène qui s’installe, un foyer d’infection qui s’étend et qu’au bout de tous ces traités violés, de tous ces mensonges propagés, de toutes ces expéditions punitives tolérées, de tous ces prisonniers ficelés et interrogés, de tous ces patriotes torturés, au bout de cet orgueil racial encouragé, de cette jactance étalée, il y a le poison instillé dans les veines de l’Europe, et le progrès lent, mais sûr, de l’ensauvagement du continent.(…) »

Ce discours écrit il y a plus d’un demi-siècle est malheureusement toujours d’actualité…

Caroline Facchin

Les nouvelles influences : Big beat, Electro-jazz…

Le BIG BEAT, techno-rock


« Le big beat, ce n’est pas un son particulier, on joue de tout et n’importe quoi. C’est comme ça qu’est né le terme big beat. Si un morceau a un gros son, qu’importe ce que c’est, un disque de jungle, de rap etc. Voilà l’idée du big beat ». La définition est de Norman Cook, alias Fatboy Slim, l’un des précurseurs du genre.

La scène big-beat est essentiellement européenne, surtout anglaise. Elle relie musiques électroniques, pop, rock et hip-hop.

Dans les années 90, la techno va se mélanger à beaucoup d’autres styles. Le passage à la scène de groupes pratiquant une techno hardcore va leur donner un son rock. Précurseur en la matière, impressionnant en concert, le groupe Prodigy s’engouffre dans la brèche du big beat dès 1992. Influencé par le punk, il donnera au techno-rock ses lettres de noblesse avec des titres comme Firestarter ou Smack my bitch up.

Parmi les noms les plus connus du genre, on citera donc Fatboy Slim, mais aussi les Propellerheads ou Leftfield.
Connus pour leur tube « Born slippy » extrait du film « Trainspotting », Underworld va marquer le big beat dans les années 90.

D’autres suivront. Dans les années 2000, le new yorkais James Murphy s’impose dans ce style avec LCD Soundsystem.

prodigydeath in vegaschemical brotherspropellerheadsfat boy slimlcd soundsystemunderworld

PRODIGY « The fat of the land » (XL Recordings, 1997)
DEATH IN VEGAS « The Contino sessions » (Deconstruction, 1999)
CHEMICAL BROTHERS « Exit planet dust » (Freestyle Dust, 1995)
PROPELLERHEADS « Decksanddrumsandrockandroll » (Wall of sound, 1997)
FATBOYSLIM « You’ve come a long way, baby » (Skint Records, 1998)
LCD SOUNDSYSTEM « LCD Soundsystem » (EMI, 2005)
UNDERWORLD « Second Toughest in the infants » (BMG, 1996)

L’ELECTRO-JAZZ : Soft et innovant


L’électro-jazz (ou nu jazz) est souvent considéré comme une musique d’ambiance. Pourtant, des artistes l’ont rendu original ces dernières années.

La Scandinavie est un fer de lance à cet égard. Qu’il s’agisse du trompettiste Nils Petter Molvear ou du pianiste Bugge Wesseltoft, l’électro-jazz n’a rien ici de l’easy listening. Leur musique utilise l’électronique pour créer de nouvelles ambiances.
En France, Saint-Germain s’est imposé dans l’électro-jazz avec « Rose rouge ». Souvent, l’électro-jazz est relié au trip-hop avec ses atmosphères planantes.

Beaucoup d’autres noms apparaissent :

robin steinerzimpalasaint germainde phazzzuco 103nils petter molvaercinematic orchestrabugge wesseltoft

Rubin STEINER « Lo-fi nu jazz vol. 2 and more » (Platinum)
ZIMPALA « The breeze is black » (Platinum, 2003)
SAINT-GERMAIN « Tourist » (Primary, 2000)
DE PHAZZ « Godsdog » (More listening pearls, 2000)
ZUCO 103 « Outro lado » (Ziriguiboom, 2000)
Nils Petter MOLVAER « Khmer » (ECM, 1997)
CINEMATIC ORCHESTRA « Every day » (Ninja Tune, 2002)
BUGGE WESSELTOFT « Moving – new conception of jazz » (2001)


Bonus : les musiques du monde


Le GOTAN PROJECT a joliment réuni la sensualité du tango et les rythmes électroniques.

gotan project « La revancha del tango »

Bruno Neveux

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