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Blog de la Médiathèque Municipale de Secteur de Guebwiller

Les babillages de Frida et Paco

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Critique films

Tant qu’il y aura des femmes

mustang

© CG Cinéma

À toutes les femmes opprimées dans le monde, à toutes celles que l’on Excise, que l’on marie de force, que l’on oblige à porter un infâme niqab, que l’on viole, qu’on lapide, qu’on vitriole, qu’on enferme, à qui on interdit l’accès à l’école et à un métier, qui n’ont pas le droit d’exprimer une opinion, à toutes ces femmes qui vivent en Somalie, en Turquie, en Iran, au Yémen ou encore en Inde et qui ont moins de considération qu’un animal, c’est à toutes ces femmes que Denis Gamze Ergüven dédie certainement son film « Mustang ».

La film s’ouvre sur 5 sœurs adolescentes sublimes, qui à la sortie de l’école, le jour des vacances scolaires, décident de rentrer chez elles à pied, elles s’arrêtent à la plage et chahutent innocemment avec des garçons. Arrivées à la maison située dans un village à 1000 km d’Istanbul, elles sont accueillies par leur grand-mère déjà informée de l’attitude jugée « scandaleuse » de ses petites-filles, elle décide alors en accord avec l’oncle patriarche de reprendre en main leur éducation. Et c’est là que peu à peu la maison se transforme en prison, les filles reçoivent des cours de cuisine et de couture, leur donnant ainsi les bases pour qu’elles deviennent de parfaites ménagères, femmes au foyer soumises. Terminées les sorties et l’insouciance de la jeunesse, les ordinateurs, les téléphones sont mis sous clé, on installe des barreaux aux fenêtres, on habille les filles de robes informes « couleur de merde« , tout devient interdit. Et les deux premières filles se marient, l’aînée parvient à imposer l’homme qu’elle aime, la deuxième n’a pas cette chance, on choisit pour elle. La fratrie se disloque, l’étau se resserre, il y a l’oncle qui viole régulièrement une des filles. C’est Lale la rebelle, la plus jeune des sœurs, petit bout de femme à peine entrée dans la pré-adolescence qui contourne les interdits et se lie avec un chauffeur-livreur qui va lui apprendre à conduire une voiture, cette Lale, elle en a sous la semelle, insoumise, elle ne pliera jamais, elle qui ne rêve que de liberté.  Mustang est un film qui rend hommage aux femmes, ces femmes pugnaces confrontées à l’obscurantisme et l’étroitesse d’esprit de certains hommes. Pour autant, et malgré la gravité du sujet, Denis Gamze Ergüven parvient à filmer la légèreté, l’énergie et l’espoir, la BO est signée Warren Ellis et peut s’écouter ici http://soundcloud.com/editions-milan-music/sets/mustang-warren-ellis

Mustang est disponible à la médiathèque de Guebwiller.
Des becs.
Frida & Paco
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Love Steaks

Salut la foule, on a prêté notre espace le temps de l’écriture d’une critique cinématographique au jeune Charles Herby, 17 ans, futur David Lynch. Ben nous voilà rhabillés pour l’hiver, la relève est assurée !

love steaks

L’histoire s’ouvre sur un clivage. D’une part, d’un étage du luxueux univers hôtelier que Jakob Lass esquisse dès les premières images : Clemens, jeune homme introverti et apathique masseur néophyte. De l’autre : Lara, aide-cuisinière véhémente, incontrôlée, noyant ses exubérances émotionnelles manifestes dans une flasque d’alcool. Rencontre. Fin d’un montage alterné veule. Naissance d’une passion explosive qui s’intensifiera jusqu’à, comme notre imaginaire et celui du réalisateur l’imposent, la destruction.

C’est sur cette forme d’amour ésotérique que semble reposer Love Steaks, dernier et second long-métrage du jeune réalisateur allemand sorti en 2013, soit deux années après son premier coup d’essai Frontalwatte. Dans sa construction fragmentée et lapidaire, le film semble ne proposer que la substantifique moelle d’une attirance forte et néfaste, presque tir à la corde sentimental dans lequel chacun, coup après coup, s’acharne à entrainer le second dans une forme d’échappatoire jouissif, personnel mais réprouvé par l’autre. La liaison de Lara et Clemens, en effet, prend rapidement des proportions excentriques. Elle se traduit d’abord par des jeux curieux auquel le spectateur se joint peu à peu ; comme une tierce personne partagée entre complicité, curiosité malsaine et profonde culpabilité de voyeurisme.

Mais progressivement, ce sentiment d’affection oxymorique – tout attire deux êtres que tout oppose – laisse place au côté ludique les affres d’un attachement paroxystique, Love Steaks n’en reste pas moins, dans sa thématique, une histoire d’amour puissante : peu à peu il ne s’agit plus de la perpétuation quotidienne d’une luxure assumée, mais de la survie d’un couple menacé par la fragilité de sa propre relation, alors aux balbutiements de sa construction. Comment lutter contre les troubles intérieurs et extérieurs, quand le caractère abscons d’une liaison semble l’emporter sur toute forme de raison ou d’influence ? Comment faire confiance à un être paraissant ne donner naissance qu’à une affinité abstruse et inexorable ? Tant de questions auxquelles le film ne répondra jamais, préférant probablement laisser au spectateur le droit de s’en approprier les solutions, ou d’y insuffler de manière cathartique son vécu personnel. Or, bien que foncièrement tragique dans les sujets qu’il aborde, Love Steaks s’impose étonnamment comme une oeuvre pétulante et empreinte d’un inextinguible vent de drôlerie.

C’est aux règles du Fogma qu’il doit toute son appréciable alchimie mélo-comique, référence évidente au Dogma de Lars Von Trier et Thomas Vinterberg duquel, loin d’escamoter uniquement une consonne, Jakob Lass extirpe un souci du réalisme et une réalisation aussi racée qu’envoutante, en combinant improvisation, volonté d’un regard presque documentaire et force narrative d’un scénario conventionnel. Cette anti-hiérarchisation de la mise en scène frappe ainsi de par sa sincérité, sa simplicité ne sombrant jamais dans le fastidieux ou la redondance; en s’appuyant sur le jeu fort et franc de deux professionnels, mêlé à l’authenticité de néophytes en évolution dans leur propre milieu. Il y a d’ailleurs, chez Lana Cooper et Frank Rogowski, cette capacité à explorer les interprétations les plus folles, sans pour autant briser la fine membrane séparant les théâtralités baroques du cabotinage. L’arrestation de Lara témoigne par exemple, à l’instar du film, de cette volonté d’insuffler dans les «tragédies ordinaires», toute une complexité artistique et scénaristique, apportant la savoureuse touche burlesque devenue essence du film: les glissades répétées de Clemens, de la même manière, suscitent le rire, mais bien au delà, nourrissent une dimension.

Jakob Lass brise ainsi les conventions de la comédie sentimentale lénifiante, où les lèvres se soudent non dans l’idylle d’un sentimentalisme insipide, mais dans les conséquences d’une fatalité résignée. Love Steaks ne se présente donc pas comme une autre histoire d’amour tragi-comique, porteuse d’une représentation sociale vaine, crasse et lourdaude. Il y a là l’exégèse du sentiment amoureux dans toute sa complexité, au sein d’une oeuvre qui malgré son renfermement et son environnement macrocosmique, se veut sans prétention d’une portée universelle et profondément humaine.

Charles Herby

Homeland ou quand les Etats-Unis d’Amérique avaient peur des attentats

homeland_tv_serie Crédit image : Fox 21

A moins de vivre isolé en montagne telle Heidi, sans autre mode de communication que le chevrotement du chamois, on a tous entendu parler de la série évènement diffusée récemment sur Canal +, « Homeland ». N’étant pas abonnés à la chaîne, nous attendions avec impatience la sortie de la série en DVD, il faut dire que les critiques étaient toutes élogieuses et nous dépeignait la chose comme étant bougrement bien ficelée…

La série livrée depuis la semaine dernière, on s’est fait 3 épisodes d’affilée hier soir. De quoi ça cause ? En 2011, un GI américain disparu depuis 8 ans en Afganistan est retrouvé alors que tout le monde le pensait mort, vous pensez bien, toute la famille, l’Amérique, l’armée etc. se félicitent du retour au pays du héros. L’agent de la CIA Carrie Mathison (interprétée par Claire Danes, la Juliette du Roméo & Juliette de Baz Luhrmann), traumatisée encore par les attentats du 11 septembre 2001, est septique et pense que le soldat est un espion missionné pour la préparation d’une attaque terroriste sur le sol américain. Elle va devoir se battre contre sa hiérarchie pour faire entendre sa voix et enquêter sur les intentions du GI, l’agent Brody qui en amont, a l’air de faire bien des mystères (on dit ça mais pour l’instant on en est au 3ème épisode hein).

Homeland a été réalisée par les scénaristes de l’excellente série «  24 heures qui fait pas moins de 192 heures au total (9 saisons, disponible en DVD, en streaming etc.) et a raflé tous les prix au Emmy Awards en 2011.

Bilan : On est accro dès le pilote, pour nous qui pensions que « Six feet under » ne serait, notre jugement pourrait bien être révisé. C’est ce que l’on appelle une série qui tient en haleine, rebondissements, tension psychologique, interprétation, tout est bon. Homeland décrit à la perfection cette Amérique traumatisée et apeurée par un éventuel « 11 septembre bis », qui ne parvient pas à se délester d’une grande culpabilité liée au fait de ne pas avoir su empêcher cet attentat. Damian Lewis est très bon dans le rôle du soldat Brody.

Homeland, bientôt dans les bacs. Des becs.

Frida & Paco

Nos plus belles années

nos plus belles années (Vous noterez que Robert Redford porte un ravissant pull irlandais blanc)

Les amis, on vient d’apprendre via internet que Barbra Streisand était « dévastée » par la disparition de son ami compositeur de musique, Marvin Hamlisch. Très connu pour ses musiques de films (Chorus Line, Le choix de Sophie etc.), notamment le mythique « Nos plus belles années », magnifique « film sentimental » comme on les aime tant de Sydney Pollack, Hamlisch, le compositeur a obtenu moult Oscars à Hollywood. Le film « Nos plus belles années » ayant marqué notre génération (de vieux), on n’a pas pu résister à l’envie de vous en parler…

Donc en acteurs, on a Robert Redford (canon de beauté) et Barbra Streisand (maquillée au lit, sublime forcément sublime), les seconds rôles, on ne s’en souvient plus. Le tout se déroule entre 1937 et 1950. Hubbell (Robert Redford) et Katie (Barbra Streisand) se rencontrent à l’université et là, on va dire qu’il se passe un truc, une étincelle. Lui le playboy et elle la militante communiste se perdent de vue pendant quelques années pour finalement se retrouver pendant la guerre, se marier et emménager à Hollywood. Et voilà que le sénateur McCarthy décide de faire sa « chasse aux sorcières » (voir Maccarthysme sur Wikipédia, on ne va pas faire un cours d’histoire non plus) et ça commence à se dégrader dans le couple. Le fossé culturel se creuse entre les amoureux transis… Vous savez ce qu’on dit « le coeur a ses raisons que la raison ignore » et bla bla bla, on assiste à la rupture, tout impuissant qu’on est devant notre téléviseur et on est en larmes, voilà le résultat ! Bon il y a aussi les séquences « souvenirs » avec la musique de malade et on use un bon paquet de kleenex (si tu une personne normalement constituée, avec un coeur).

Et le thème du film composé par feu Hamlisch, ça y est, vous l’aurez voulu, aaaaaaaaaaaaaa memoryyyyy tananannananininininninnnn bouhouhouh.



Alors ? Qu’est-ce que vous voulez qu’on dise de plus ?! Le film est dispo chez nous, et c’est tout.

Des becs.

Frida & Paco pour la séquence « émotions »

Millenium by Fincher

Millenium-de-Fincher-affiche

On frise l’overdose de Millenium, la saga aux soixante-cinq millions d’exemplaires vendus dans le monde, entre les différentes adaptations cinématographiques, on ne sait plus à quel saint se vouer. Disons qu’on s’attarderait un peu sur la version Fincher, sortie en début d’année, parce-que Fincher, c’est l’homme de « Seven » et que ce film représente beaucoup pour nous. Forcément, quand on entend parler de l’adaptation du roman de Larsson par un gars comme Fincher, même si Millenium commence à nous « courir sur le haricot », ben on y va, et les yeux fermés encore !

Vous noterez que le grand David a adapté cette fois le premier volet de la trilogie « Les hommes qui n’aimaient pas les femmes ». Un mot sur l’histoire quand même, des fois que certains d’entre vous n’auraient pas lu le livre ou vu la série ou encore le film suédois (‘tain vous vivez où bon Dieu ?). Mikael Blomkvist (interprété par Daniel Craig, monsieur James Bond nouvelle génération), journaliste, est engagé par un richissime industriel, Henrik Vanger, pour enquêter sur la disparition de sa nièce Harriet, disparue il y a plus de quarante ans (il est persuadé qu’elle a été assassinée par un membre de la famille). Blomkvist s’installe dans une maison proche du manoir de Vanger perdue sur une île très isolée en Suède pour effectuer ses recherches. Il y a aussi Lisbeth Valander, interprétée par Rooney Mara qu’on avait découverte dans le rôle de « petite amie de Zuckerberg » dans « The social Network » (de Fincher), hackeuse de génie, totalement introvertie, employée dans une agence de sécurité et engagée également par Vanger pour mener l’enquête en amont. Valander et Blomkvist seront amenés à se rencontrer forcément…

Autant vous le dire tout de suite, l’adaptation est parfaitement fidèle au roman. David Fincher est un génie et parvient toujours à tenir le spectateur en haleine avec une mise en scène savamment maîtrisée hyper sophistiquée. Rooney Mara est méconnaissable dans le rôle de Lisbeth Valander, sombre, amaigrie, parfaite dans l’interprétation. Même Daniel Craig, qui nous semblait « fadasse » dans les James Bond (bah la concurrence était rude il faut le reconnaître) tire son épingle du jeu.

Millenium, un bon thriller à l’américaine qui se laisse regarder les oiseaux ! La mauvaise nouvelle (ou bonne ça dépend de l’impression que vous laissera le film), c’est que David Fincher n’envisage pas de poursuivre la saga, un autre réalisateur (américain cela va de soi) de la même veine pourrait bien s’ateller à la tâche, à suivre… En attendant, vous pouvez découvrir la trilogie écrite par feu Stieg Larsson, la série adaptée pour la télévision en trois tomes ou les films réalisés par Niels Arden Oplev que certains décrivent comme bien meilleure que la version américaine (vous nous direz). La bande-annonce…

Excellente après-midi. Des becs.

Frida & Paco

La guerre est déclarée

la-guerre-est-declaree

La semaine dernière, on a rentré quelques films qui ont bénéficié d’un sacré « battage médiatique », « Polisse », « Tintin » de Spielberg et « La guerre est déclarée ». Bientôt « Intouchables » et bien sûr « The artist », il était mignon Jean Dujardin aux Oscars vous ne trouvez pas ? C’est fou ce qu’on peut se sentir envahi par le patriotisme dans ces cas là.

Pour ce week-end, on s’est pris « Polisse » et « La guerre est déclarée », deux films qu’on avoue ne pas avoir vu lors de leur sortie au cinéma, vous savez ce qu’on dit sur les cordonniers hein !? On a choisi de vous parler aujourd’hui du film de Valérie Donzelli. Il est évident qu’au vu du sujet, on était plutôt angoissés à l’idée d’être les spectateurs de la maladie d’un enfant, on a craint le pire. Finalement, vous allez voir, le film est comme son affiche, enjoué (on adore l’affiche, pas vous ?).

Donc « La guerre est déclarée », film sorti le 31 août dernier et réalisé par Valérie Donzelli (La reine des pommes) avec elle-même dans le rôle principal et Jérémie Elkaïm (son ex-amoureux à la ville qui joue également dans « Polisse » d’ailleurs).

Roméo rencontre Juliette (on sent que ça virer à la passion amoureuse cette affaire) lors d’une soirée branchée où on écoute de la musique punk-rock. Ils s’aiment et font rapidement un enfant, Adam. Le bébé pleure beaucoup et les parents sentent qu’il y a un truc qui cloche. Le diagnostic tombe, Adam est atteint d’une tumeur au cerveau, c’est très grave mais guérissable. Roméo et Juliette s’interdisent de penser au pire, ils préfèrent adopter la pensée positive, tout va bien se dérouler, l’enfant va s’en sortir. Valérie Donzelli nous entraîne dans le quotidien d’un couple qui vit au rythme du traitement médical de leur enfant (le couple qu’elle a formé avec Jérémie Elkaïm) le combat qu’il a affronté contre la maladie et l’énergie qu’il a déployée pour garder son optimisme.

Rapidement dans le film, l’enfant passe au second plan, on ne le voit plus (on a regardé les bonus du DVD et Valérie Donzelli explique ce parti pris, en effet, elle n’aurait pas supporté de faire vivre à nouveau à travers le film la souffrance de son fils), alors on ne l’oublie pas mais on se concentre sur les parents et sur leur évolution durant le traitement d’Adam (traitement qui durera plusieurs années). Pour éviter de trop penser, Roméo et Juliette choisissent de vivre à cent à l’heure, restaurants, fête foraine, soirées etc. Et l’hôpital, toujours l’hôpital, les blouses blanches, les longs couloirs, la chambre stérile… Des passages très drôles, lorsque Juliette et Roméo parlent de leurs peurs la veille de l’opération d’Adam par exemple. On a beaucoup apprécié l’intervention des voix off et la musique très variée, on passe de Vivaldi à Jacno, il y a aussi des chansons chantées par le couple, on se croirait dans une comédie musicale. Certains parlent d’une mise en scène décousue, d’autres d’une réalisation très « nouvelle vague » (Télérama, le Monde, allez lire les critiques si vous le souhaitez), nous on peut dire qu’on a simplement passé un excellent moment et qu’on a apprécié de voir un film qui inspire la joie de vivre, oui on a du mal à le croire, pourtant ce n’est pas un mélo, pas de Neil Young à la fin qui te fait ressembler à une sorte de Bridget Jones enrhumée en 5 minutes (oui le temps de la chanson, vous n’avez pas vu « Philadelphia » ou quoi ?). 

Le DVD est dispo chez nous. Prenez par cet air grave, ça se termine bien (et regardez les bonus aussi, ils sont vachement intéressants). Demain, on parlera blog cuisine, un gâteau à l’avocat et aux graines de pavot, vous avez déjà goûté ça vous ?! Des becs.

Frida & Paco


Le dimanche c’est critique

Simon-Werner-a-disparu…-Affiche-France

Quelques nouveaux films rempliront bientôt les bacs de la médiathèque, on fera le point à ce sujet la semaine prochaine. En attendant, il y a deux jours, on a vu « Simon Werner a disparu » de Fabrice Gobert avec Ana Girardot (la fille d’Hippolyte), Jules Pellisier, Estevan Carvajal Alegria et d’autres encore qu’on ne va pas tous citer mais dont vous trouverez le nom ici. L’histoire se déroule en 1992 dans un lycée de la région parisienne. Au sein d’une classe de Terminale, le jeune Simon Werner disparaît, puis vient le tour de Laetitia et enfin Jean-Baptiste. Et là tous les scénari sont possibles, les autres élèves de la classe reconstituent l’histoire de ces trois disparitions en fonction des éléments dont ils disposent. Le film démarre sur la scène de la fête d’anniversaire de Jérémie, deux de ses amis sortent prendre l’air, se retrouvent dans la forêt et découvrent un corps. Le réalisateur, à la manière de Gus Van Sant (voir Elephant, Palme d’Or 2003), va raconter l’histoire en remontant plusieurs jours avant la macabre découverte. Quatre personnages vont reconstituer les faits. On peut dire que cette sombre affaire tombe à pic car elle leur permet enfin de rompre avec ce quotidien monotone dans lequel ils sont enfermés. L’intrigue est plutôt efficace, le réalisateur a parsemé son film de petits indices, comme ça l’air de rien, et a savamment décrit le mal-être de ces adolescents à la quête d’un but. Ils se croient tous investis d’une mission, celle de découvrir pourquoi leurs amis se sont volatilisés. Pour sûr qu’on s’est mis à la place de ces jeunes, d’autant plus qu’on est en 1992 et que nous en 1992, on avait à peu près leur âge. La lumière qui se dégage des plans est très belle et l’ambiance troublante. Enfin, mention spéciale pour le choix de la musique, Sonic Youth c’est terrible ! On a littéralement fondu quand on a entendu Love like blood de Killing Joke, d’ailleurs pour ceux qui n’étaient pas nés…

http://www.youtube-nocookie.com/v/TnpwuRlXbhk?fs=1&hl=fr_FR

Hein, franchement ? On l’a en 45 tours pour ceux que ça intéresse.

Et la bande-annonce du film

Excellente soirée les oiseaux.

C&B

Post du dimanche parce-qu’on s’ennuie

ajami

Avant-hier, on se décide enfin à regarder « Ajami », un polar israélien qui traînait depuis pas loin de deux mois sur la ravissant petit meuble suédois qui nous sert de « repose-téléviseur ». Ajami est une co-réalisation juivo-palestinienne de Yaron Shani et Scandar Copti, à notre avis, ils n’ont pas dû faire l’unanimité en Israël lors de la sortie du film.

L’histoire se situe à Jaffa dans le quartier d’Ajami, proche banlieue de Tel-Aviv où cohabitent Chrétiens, Juifs et Musulmans. Trois destins croisés, un peu à la manière d’Inarritu, Omar un jeune palestinien amoureux de la fille de son patron (une palestinienne chrétienne), Malek, un palestinien en situation irrégulière qui travaille avec Omar pour financer l’opération de sa mère gravement malade et Dando, un policier israélien miné par la disparition de son frère, un soldat de l’armée israélienne. Le film commence par un sanglant règlement de compte et au fur et à mesure, on réussit à reconstituer l’histoire de ses trois personnages principaux. On comprend qu’Ajami est avant tout un quartier chaud-bouillant où trafic de drogue, règlements de compte et violence quotidienne prédominent.

Filmé comme un documentaire, Ajami nous plonge dans un réalisme sombre, on sait assez rapidement que la conclusion ne devrait pas être très optimiste. On s’est renseignés après avoir vu le film, les réalisateurs ont travaillé avec une grande précision, ce qui rend leur oeuvre extrêmement précise quant aux conflits qui gangrènent leur pays. Une pure réussite, un grand film juste qu’on ne regrette pas d’avoir acheté.

La bande-annonce


http://www.youtube-nocookie.com/v/XJ6NcF0FmN0?fs=1&hl=fr_FR

Disponible à la médiathèque.

Une liste des nouveautés DVD est consultable sur notre portail documentaire voir ici

On retourne s’ennuyer, c’est bon aussi parfois. Bon dimanche sous vos applaudissements.

C&B

PS : demain, on publiera la bibliographie réalisée pour la semaine des alternatives aux pesticides.

20 ans déjà !?

arte 20 ans Crédit image : Arte

Nos confuses pour la longueur outrancière de ce post…

Vous vous souvenez des débuts de la chaîne franco-allemande Arte, la chaîne des gens qui aiment la Cûltûre ? En 2010, Arte a eu 20 ans déjà, comme dirait ATK (un groupe de RAP dont plus personne ne se souvient par contre). Pour l’occasion, Arte Editions propose un coffret de 16 films qui ont marqué l’histoire du cinéma, dont certains ont été coproduits par la chaîne.

Il y en a pour tous les goûts et on a trouvé la sélection très bien faite, c’est la raison pour laquelle, nous avons acheté spécialement pour vous ce coffret (il sera disponible à partir de demain dans nos bacs). Le nombre de films étant important, on fera une exception et vous le prêtera pour une durée de trois semaines (toujours renouvelable, vous le savez) au lieu d’une, elle est pas belle la vie ?

Entrons un peu dans les détails les oiseaux, vous voulez bien ?

la haine LA HAINE de Mathieu Kassovitz

Film culte pour toute une génération. La haine est un film sur la banlieue sorti en 1995, cinq ans après les premières émeutes de banlieue en France (Vaulx-en-Velin), phénomène qui, hélas, est devenu presque banal. Film virtuose en noir et blanc réalisé par un vrai amoureux du cinéma (des plans de toute beauté), La haine est l’histoire de trois amis qui vivent dans une cité pas vraiment réjouissante et se retrouvent mêlés à une émeute, garde à vue et tout le toutim. Vincent Cassel est tout jeunot et on découvre l’excellent Saïd Taghmaoui, pas étonnant que les américains lui aient fait de l’oeil.

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La Haine de Mathieu Kassovitz
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marius et jeannette MARIUS ET JEANNETTE de Robert Guédiguian

Robert Guédiguian réalise en 1997 le film qui le fera connaître et pour lequel il obtiendra deux Césars. Cinéaste marseillais et amoureux de sa ville autant qu’Izzo l’était, Guédiguian aborde souvent les mêmes thématiques dans ses films, réalité sociale et immigration. Il s’entoure souvent des mêmes acteurs, Ariane Ascaride, sa femme ou encore Jean-Pierre Darroussin, son ami. Marius et Jeannette est une histoire d’amour entre deux écorchés de la vie, sur fond de réalité sociale très morose.

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Marius et Jeannette – Bande annonce FR
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sophie scholl SOPHIE SCHOLL de Marc Rothemund

Film allemand sorti en 2006 qui a obtenu le Lion d’Argent au Festival de Berlin. Marc Rothemund retrace les derniers jours de Sophie Scholl, résistante allemande pendant la deuxième guerre mondiale. Un sujet rarement (ou jamais ?) abordé au cinéma, forcément intéressant. On ne l’a pas encore vu mais on est allés fouiner un peu sur la toile pour y trouver quelques critiques. Celle de critikat donne envie de voir le film.

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Sophie Scholl les derniers jours – Bande annonce Vost FR
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ne touchez pas la hache NE TOUCHEZ PAS LA HACHE de Jacques Rivette

Jacques Rivette, cinéaste de la Nouvelle Vague, critique aux Cahiers du cinéma, a commencé sa carrière dans les années 60. Réalisateur et cinéphile passionné, Rivette est contre l’idée du scénario et utilise la même méthode depuis ses débuts. Le plus souvent, les acteurs ne connaissent leur texte que le jour du tournage, il est important de le souligner car on n’aborde pas un film de Rivette comme on aborderait « Avatar » de Cameron par exemple. Ne touchez pas la hache est une adaptation d’un roman de Balzac « La duchesse de Langeais » (merci à lui) avec Guillaume Depardieu et Jeanne Balibar. Adapter l’écriture balzacienne faite de descriptions interminable n’est pas une mince affaire, vous l’imaginez bien mais il semblerait que le cinéaste s’en sorte bien (encore un film qu’on n’a pas vu !). A l’époque de la Restauration, le général de Montriveau tombe passionnément amoureux de la duchesse de Langeais. Durée du film : 137 minutes… faut en tenir compte.

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Ne touchez pas la hache – Bande Annonce
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etre et avoir ETRE ET AVOIR de Nicolas Philibert

Un des rares films documentaires à avoir obtenu un immense succès dans les salles. Présenté au Festival de Cannes et primé aux Césars, Etre et avoir a été réalisé par Nicolas Philibert en 2002.  Le réalisateur a posé sa caméra pendant une année scolaire dans une école communale composée d’une seule classe. Du coup, l’instituteur est devenu célèbre et c’est là qu’il y a eu baleine sous caillou car il a voulu récupérer sa part du gâteau. Il a collé un procès à Nicolas en entraînant quelques parents d’enfants de la classe au passage, grosse polémique. On a vu le film il y a quelques années et on ne va pas se mentir, c’est ennuyant, limite agaçant par moment. Un conseil, si vous voulez voir un film sur l’école, choisissez plutôt « Récréations » de Claire Simon. On aura prévenu…

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Être et avoir (Nicolas philibert)
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valse avec bachir VALSE AVEC BACHIR de Ari Folman

Un film d’animation autobiographique sorti en 2008 du metteur en scène israélien Ari Folman. Il y raconte la guerre du Liban alors qu’il était mobilisé par l’armée israélienne. Retour sur les massacres de réfugiés palestiniens dans les camps de Sabra et Chatilia en 1982. Un grand grand film.

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Valse avec Bachir Le film de la semaine
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gabrielle GABRIELLE de Patrice Chéreau

On ne s’attardera pas sur la présentation de Patrice Chereau, La reine Margot, Ceux qui m’aiment prendront le train ou Persécution plus récemment, c’est lui !!! Gabrielle est un film réalisé en 2005 qui se déroule à Paris en 1912, Gabrielle et Jean (joués par Pascal Greggory et Isabelle Bovary Huppert), un couple de bourgeois coulent de paisibles jours. Un jour, ça se gâte, Gabrielle annonce à son mari par courrier qu’elle le quitte pour un autre homme. Le film est une adaptation d’une nouvelle de Joseph Conrad « Le retour ». Pas vu.

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Gabrielle – BA – FR
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odeur de la papaye verte L’ODEUR DE LA PAPAYE VERTE de Tran Anh Hung

Tran Anh Hung, français d’origine vietnamienne a réalisé ce film en 1992, il narre l’histoire d’une paysanne servante dans une famille citadine. Il obtient une Caméra d’Or pour l’Odeur de la papaye verte au Festival de Cannes, autant dire que le film a fait le « buzz ». Le réalisateur a toujours dit qu’il voulait faire un film dépeignant la condition de la femme vietnamienne. En gros, c’est lent, c’est beau (Un des films référence de Jaja, elle adore la lenteur du ciné vietnamo-chino-coréen), c’est sensuel, c’est chiant, la photographie et les couleurs sont superbes. Zzzzzzzzzzzzzzzzz, vivement Braquo 2 quoi !

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L’odeur de la Papaye Verte
envoyé par Lorenzoo_Havelaar. – Court métrage, documentaire et bande annonce.

péril jeune LE PERIL JEUNE de Cédric Klapisch

Culte, tout comme La haine (voir un peu plus haut) mais pour la jeunesse bobo, la jeunesse dorée, la jeunesse de Neuilly. Le péril jeune est le film de Klapisch qui a révélé Romain Duris en 1995 (on entend déjà les cris stridents des filles), acteur fétiche du réalisateur. Cédric Klapisch est un cinéaste brillant qui a réalisé plusieurs films à succès dont l’excellent « Un air de famille » (culte pour le brun et moi-même), « Chacun cherche son chat » (absolument délicieux), « L’auberge espagnole » etc. Dans Le péril jeune, quatre amis se retrouvent quelques années après avoir quitté le lycée et se souviennent… Un film sur le passage à l’âge adulte, rien de bien original mais c’est réussi (et il y a Jackie Berroyer, ça suffit à nous contenter).

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Le Péril Jeune
envoyé par imineo. – Regardez plus de films, séries et bandes annonces.

journée de la jupe LA JOURNEE DE LA JUPE de Jean-Paul Lilienfeld

Un film qui passe à la télévision sur Arte avant sa sortie au cinéma en 2009. C’est également le come-back d’Isabelle Adjani, qu’on n’avait plus vue au cinéma depuis quoi… 2003-2004 ou quelque chose comme cela. Un jour, un professeur de collège dans un établissement dit « difficile », prend ses élèves en otage, ben oui les p’tits cons ne veulent même pas apprendre Molière. Autant vous dire que ça chauffe. Au départ, on a pris un peu le film à la légère en se disant qu’on allait nous refaire le coup du « Entre les murs », et subitement, le clash, boum on était dedans. Bon sang, on avait oublié à quel point Isabelle Adjani était une grande comédienne. Chapeau bas à Jean-Paul Lilienfeld qui réalise le meilleur film de la sélection Arte avec le Renoir (mais ça reste notre avis et uniquement le nôtre).

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LA JOURNÉE DE LA JUPE – BANDE-ANNONCE – avec Isabelle Adjani
envoyé par baryla. – Court métrage, documentaire et bande annonce.

nana NANA de Jean Renoir

Alors que dire de Jean Renoir ? Qu’il est le fils d’Auguste, le peintre, qu’il est né au XIXème siècle et est mort aux Etats-Unis à la fin des années 70, que presque tous ses films sont considérés aujourd’hui comme étant des chefs-d’oeuvre (On purge bébé, La grande illusion, Le déjeuner sur l’herbe, Boudu sauvé des eaux…), qu’il a connu le cinéma muet, le parlant, le noir et blanc et la couleur, qu’il est un immense cinéaste dont beaucoup se sont inspirés (regardez Les roseaux sauvages d’André Téchiné). Nana, un film muet de 1926 adapté du roman éponyme de Zola (série des Rougon-Macquart). Souvenez-vous, Nana est la fille de la Gervaise et du Coupeau de « L’assomoir » qui vont tous deux assez mal finir, l’un rongé par l’alcoolisme (thème récurrent chez Zola), l’autre dans la misère. Autant vous dire que la p’tite Nana n’avait guère espoir de s’en sortir, heureusement qu’elle avait un physique fort gracieux. Elle s’essaiera à la comédie puis deviendra une courtisane qui en fera tourner des têtes. Nana attrapera la petite vérole (forcément à force de papillonner à droite à gauche), maladie vénérienne incurable à l’époque, dont elle mourra. Le film a été restauré en 2002 et il parait que Nana est le seul des films muets de sa filmographie que Jean Renoir n’ait jamais renié.

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Nana
envoyé par Leucit. – Court métrage, documentaire et bande annonce.

lady chatterley LADY CHATTERLEY ET L’HOMME DES BOIS de Pascale Ferran

Adaptation de la deuxième partie pour la télévision du film « Lady Chatterley » sorti en 2006. Toujours avec l’actrice Marina Hands, le film a obtenu plusieurs prix cinématographiques. Adaptation d’une oeuvre littéraire de DH Lawrence, Lady Chatterley c’est Constance qui fait la connaissance d’un garde-chasse un peu bourru , elle entame avec lui une relation charnelle, relation qui évoluera vers des sentiments (ben tiens). Arte bat les records d’audience de la chaîne en diffusant « Lady Chatterley et l’homme des bois » et réalise alors 15 % de part de marché (tu m’étonnes, Marina Hands nue !).

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lady chatterley bande annonce
envoyé par krokok. – Court métrage, documentaire et bande annonce.

embrasement-arte L’EMBRASEMENT de Philippe Triboit

Film diffusé sur Arte en 2007, Philippe Triboit réalise un docu-fiction en rapport avec les émeutes des banlieues qui ont eu lieu en 2005. Il revient sur le destin des deux adolescents qui, poursuivis par les forces de police, se sont réfugiés dans un bâtiment de zone de haute tension et y ont trouvé la mort électrocutés. Bien fait et pas démago pour deux sous, ce qui n’est pas forcément évident quand on traite du sujet de la banlieue.

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L’embrasement (extraits)
envoyé par Th0mm. – L’info internationale vidéo.

homme sans passé L’HOMME SANS PASSE de Aki Kaurismäki

Unique film finlandais de la sélection sorti en 2002, L’homme sans passé est l’histoire d’un homme qui se fait agresser et est laissé pour mort. A son réveil, il est amnésique et se fait aider par les SDF de la ville. Pas vu, mais c’est prévu.

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L’homme sans passe

RESSOURCES_HUMAINES RESSOURCES HUMAINES de Laurent Cantet

Franck, un jeune homme issu d’un milieu ouvrier, étudie sérieusement le commerce dans une de ses grandes écoles prestigieuses parisiennes (ou quand tu sors de là, tu te mets sur un banc, et on te propose direct un boulot bien rémunéré). Il revient quelques mois dans sa province natale pour effectuer son stage au sein de l’entreprise de son père. Directement muté aux Ressources Humaines, il doit s’occuper de la mise en place des 35 heures, aïe, aïe, aïe, va y avoir de la restructuration dans l’air… Vous vous en doutez, le petiot va être en « porte-à-faux » avec son père et le milieu social dont il est issu.
Laurent Cantet a réalisé ce film en 1999, celui-ci sera salué par la critique. L’acteur principal, Jalil Jespert, obtiendra un César pour ce rôle. Laurent Cantet est le cinéaste du quotidien, on vous invite vivement à voir « L’emploi du temps », librement adapté de la vie de Jean-Claude Roman (bien meilleur que l’adversaire de Nicole Garcia qui  traité du même thème), vous vous souvenez de l’imposteur qui a fait croire à toute sa famille pendant des années qu’il était médecin et qui, acculé par le mensonge, assassinera femme, enfants et parents ? Vraiment excellent ! Ah oui, on a apprécié « Ressources Humaines » qui se rapproche pas mal, à notre avis, des ambiances des films de Ken Loach.

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Ressources humaines – Bande Annonce FR
envoyé par _Caprice_. – Regardez des web séries et des films.

Dites, le brun n’est pas content du tout, lui qui pensait que sa rubrique Musiques à la demande allait vous séduire, ben nada, aucun commentaire. On vous rappelle le principe, on vous présente une nouveauté musicale et on vous propose de réserver le disque avant sa mise en rayon. Sinon c’est quoi ce binz sur youtube, on ne peut plus exporter de vidéo ou quoi ? Quelqu’un aurait une explication ? Nous on pêche…

Sur ce, on retourne terminer la saison 2 de « Mad Men », bon dimanche sous vos applaudissements.

C&B

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