brunoangeCD

Bonjour tout l’monde,

Voici donc la suite des impressions d’après concert, livrées par les élèves de Première L2 du lycée Kastler, encadrés par Madame Schebath.

Chose particulière tout de même, leur enseignante leur avait demandé de se concentrer sur le livre « Tous les matins du monde », de Pascal Quignard, sans tenir compte de la musique. Leur surprise n’en fut que plus belle…

On pourrait appeler ça « Le printemps des lycéens », car les textes remis retranscrivent très bien l’ambiance rendue par la viole de gambe de Bruno Angé jeudi dernier.

Le disque dont vous apercevez la couverture juste au-dessus est un récital du même artiste présent la semaine dernière. Il est disponible et empruntable chez nous.

Voici la suite des textes :

« Ce fut une surprise! Un instrument envoûtant. J’étais submergée par mes souvenirs, mes pensées. J’ai vraiment apprécié ce moment unique : juste la musique et nous, juste la musique et moi. Je comprends mieux Monsieur de Sainte-Colombe. Les passages lus, dits, m’ont émue : je vois désormais le roman d’une nouvelle façon. Le musicien a su exploiter brillamment les possibilités de l’instrument. Je réécouterai cet instrument avec grand plaisir, chez moi, seule. » Lorraine

« Dans le roman, la musique n’est pas décrite. On ne l’entend pas, on ne la ressent pas. Ici, avec la viole de gambe, c’était un délicat maelström d’émotions qui nous saisissait, nous emportait, loin du prosaïque, vers le pays des rêves et des souvenirs. De temps en temps, les yeux se fermaient pour permettre à l’esprit de mieux s’imprégner de la musique. » Marine

« C’était si apaisant que j’aurais voulu dormir. Cette musique si douce me rappelait la voix de mon papa. Les premières notes ont provoqué des frissons. J’ai vraiment beaucoup aimé l’atmosphère que crée la viole. » Pauline

« Le musicien a réussi à transmettre beaucoup d’émotions grâce à son instrument, la viole de gambe. En lisant le roman, je n’imaginais pas un instrument pouvant être utilisé avec les doigts. J’imaginais un violon et des tons beaucoup plus graves. J’ai aimé assister à ce concert car il m’a permis d’entendre la musique jouée par Monsieur de Sainte Colombe. J’ai apprécié aussi la lecture de certains passages du roman. Allier musique et lecture était très judicieux : cela m’a permis de me plonger totalement dans l’histoire et son contexte. » Noémie

« En lisant le livre, aucune impression musicale ne m’est venue en tête. Quand le musicien a commencé à jouer, je fus surprise : je ne m’attendais pas à des notes aussi graves, puissantes. Au bout d’un moment, j’avais l’impression d’être partie dans un autre monde, un monde où la musique guidait mes pensées, comme un parcours dans mes souvenirs. Le timbre vibrant de l’instrument me donnait des frissons en continuité avec une sensation de chaleur emplissant ma tête. Cet instrument m’a profondément calmée. C’est comme si j’étais en méditation. Automatiquement, mes yeux se fermaient et les sentiments naissaient. » Ludivine

« J’ai trouvé le son de cet instrument très beau, mélancolique et joyeux à la fois, mais également très inattendu : je pensais que le son s’apparentait plus à celui d’un violon. La musique était très calme et m’a laissée dans un état de sérénité intense. C’était comme si j’étais transportée hors du temps et que plus rien n’avait d’importance.« Justine

A bientôt,

Frida & Paco

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