tous les matins du mondecopyr. Gallimard

Bonjour à tous,

Jeudi dernier, nous avons accueilli à la médiathèque Bruno Angé, un musicien capable de jouer d’un instrument rare : la viole de gambe. Voilà qui nous fait remonter aux temps lointains de Louis XIV et de la musique baroque, featuring la cour de Versailles.

Il se trouve que la classe de Première L2 du lycée Alfred Kastler et son enseignante, Brigitte Schebath, préparant le bac français, étudient cette année le roman « Tous les matins du monde » de Pascal Quignard, . Pour être plus clair encore, il faut aussi vous expliquer que Bruno Angé est un « musicien récitant », à mi-chemin entre la musique et le théâtre. Pour raconter l’histoire de son instrument, il cite des passages du texte de Pascal Quignard, qui date de 1991.

Ce spectacle s’est décliné en deux temps, car deux classes du lycée Kastler de Guebwiller ont pu y assister jeudi dernier.

En voici d’ailleurs un court extrait :

 

A l’issue de ce mini-concert, les 29 élèves de madame Schebath ont livré à chaud quelques impressions. Ils ont tous eu le temps de les mettre sur papier, nous vous les dévoilerons en plusieurs parties, et les remercions encore :

« En observant l’archet se  frotter aux cordes et produire une vibration qui devient un son, j’ai trouvé cela magique et très beau. La musique m’a transportée ailleurs. J’ai oublié tout ce qu’il y avait autour de moi ; seuls la musique, la viole et le musiciens étaient présents. Par moments, j’imaginais des situations liées aux rythmes, je percevais des sentiments, de la colère de la tristesse« . Valentine

« J’ai trouvé ce concert très intéressant, tant sur le plan musical que sur le plan humain. Bruno Angé a réussi, avec simplicité et sérénité, à transmettre une certaine pureté à travers cet instrument original. C’était une sorte de « voyage intérieur », peut-être trop court… » Guillaume

« Cet instrument m’a beaucoup surprise au début. Puis, j’ai eu l’impression que c’était un mélange de plusieurs instruments : le clavecin, la contrebasse, l’alto et le violoncelle. La manière de jouer pouvait évoquer aussi la douceur d’une voix. les émotions évoquées dans le roman sont, d’après moi, très bien rendues. Parfois en fermant les yeux, j’arrivais à m’imaginer des scènes du roman… » Lucie

« J’ai trouvé ce concert très envoûtant. La viole, en plus de pouvoir reproduire les timbres de la voix, m’a semblé capable de communiquer à merveille les émotions. J’ai été tout simplement captivée, émue par les notes, incapable de perdre de vue et d’ouïe la viole, le violiste et la musique. » Mathilde M.

« Une musique calme, apaisante. Une septième corde pleine d’émotions. Une harmonie parfaite entre le musicien et l’instrument. Un jeu pur, des sons célestes. » Anne

« Après ce concert, le roman Tous les matins du monde prend tout son sens. Le calme, la sérénité invitent à une réflexion, à une redécouverte de soi. Monsieur de Sainte Colombe voit apparaître sa femme morte en jouant de la musique. Ce concert a réveillé des instants oubliés, des instants tristes, de la douleur, du découragement, mais apporte aussi beaucoup. La pureté qui s’en dégage est irréelle, inhumaine. La Georgienne de Marin Marais était magnifique. Le tombeau des regrets : c’était le roman qui parlait. On se perd en soi-même avec la viole de gambe. C’était un moment rempli de magie.«  Elise

 « Au fur et à mesure de l’écoute, je suis parti dans un véritable « bad-trip » musical. Plus l’instrument jouait, plus mes sens recherchaient un sens aux notes jouées. L’expression d’une singulière pureté m’a emmené encore plus loin dans la compréhension du caractère intemporel et universel de la musique. Cette expérience musicale était aussi une expérience humaine : le passé et le présent saisis en un instant. La paix, la sérénité invitent à une quête de soi à travers la musique. » Ruben

« Durant le concert, mon esprit s’est totalement vidé. Je n’ai fait qu’écouter, sans penser, ni ressentir ; j’étais absorbée par la musique. C’est la première fois que j’entendais cet instrument. On aurait dit une berceuse qui apaise tous les maux, les douleurs physiques, morales. La façon dont le musicien faisait virevolter les notes était incroyable et donnait envie que cela ne finisse jamais » Camille

A suivre…

Frida & Paco

 

 

 

 

 

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