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Blog de la Médiathèque Municipale de Secteur de Guebwiller

Les babillages de Frida et Paco

Mois

février 2016

Vegetare

Photos © Médiathèque de Guebwiller (oeuvres de Pascale Klingelschmitt & Françoise Ferreux)

Vegetare : mot latin, croître, respirer, se nourrir…

Rien de tel qu’un peu d’étymologie pour bien démarrer une journée, n’est-il pas ? Ce qui va suivre contribuera à vous mettre en joie. En effet, le musée Théodore Deck & des Pays du Florival à Guebwiller accueille deux plasticiennes qui réunissent, avec leur perception de la nature, du végétal, de l’humain et de l’expression  des cycles du vivant des oeuvres constituant une exposition intitulée « Vegetare » dont vous trouverez la définition ci-dessus.

Pascale Klingelschmitt, diplômée en expression plastique et en art céramique, formée à la gravure et distinguée par le prix de la Jeune Céramique Européenne au concours de Saint-Quentin-la-Poterie, propose des pièces en porcelaine qui semblent organiques pour certaines, rien d’étonnant car l’artiste puise une grande part de son inspiration dans l’élément « nature ».

Françoise Ferreux, diplômée des Beaux-Arts de Mulhouse, travaille le matériau textile, c’est de la fibre de lin que naissent ses sculptures sobres et dépouillées. C’est un parti pris exaltant, que de ne créer qu’avec très peu de moyens, ficelle de lin, fil de coton, aiguilles et paire de ciseaux.

On a vu l’expo, elle vaut le déplacement. Vous avez le temps car elle sera en place jusqu’au 24 avril prochain aux horaires d’ouverture du musée :

  • Jeudis et vendredis de 14h à 18h
  • Samedis, dimanches et jours fériés de 10h à 12h et de 14h à 18h

Amis de l’internet, si vous êtes dans les parages samedi 20 février sur les coups de 11 heures, notez que le vernissage de « Vegetare » se tiendra au musée Théodore Deck & des Pays du Florival  (1 rue du 4 février à Guebwiller) en présence des deux artistes et de musiciens qui raviront vos oreilles de musique contemporaine, parce-que c’est bien connu, un vernissage en musique c’est quand même plus convivial qu’un vernissage sans (musique donc). Lol.

Ci-dessous, la bibliographie en regard de l’exposition (il faut cliquer sur l’image) :

vegetare

//e.issuu.com/embed.html#2586860/33539338

http://pascaleklingelschmitt.com/WordPress3/

http://francoise.ferreux.perso.sfr.fr/

Voilà. Des becs.

Frida & Paco

 

 

Musiques : 1D Touch à la Médiathèque!

1d_touch

Bonjour tout l’monde,

Après ce passage délicat vers la nouvelle année où Ziggy Stardust a rejoint les étoiles, on en profite avec Frida et ses cosmic shoes  pour vous parler musique (elle est en boîte, là).

Mais pourquoi donc ? Figurez-vous que la Médiathèque Départementale du Haut-Rhin , avec qui on travaille depuis toujours, vous propose une nouvelle offre musicale en ligne!

Elle s’appelle 1DTouch,  et se base sur le streaming équitable. Pour résumer, cette nouvelle plateforme a décidé de mieux rétribuer les artistes, et vous l’explique ici. Grosso modo, c’est un peu comme le commerce équitable : Max Havelaar vous fournit le café, la médiathèque la musique!

Il ne s’agit là que de labels « indépendants », la grande cavalerie n’est pas présente, vous me direz ils sont déjà partout.  1DTouch défend plutôt ceux qu’on appelle les artistes émergents, qui ont besoin de visibilité sur la toile, et de promotion. CQFD

En vous inscrivant à 1D Touch, vous pourrez écouter et  découvrir  pas moins de 50000 artistes, qui représentent un bon million de titres en stock. On vous précise tout de même que c’est gratuit et illimité pour tout abonné à la médiathèque. Vous pouvez y accéder à partir de votre ordinateur, votre tablette ou/et votre smartphone, c’est pas beau ça ? Il ne s’agit pas de télécharger, mais bien d’écouter en ligne. En plus, la qualité sonore est parfaite, et vous pouvez créer vos propres « playlists », qui seront visibles par tous.

C’est d’ailleurs cette idée de « communauté » d’auditeurs, aux goûts forcément différents et complémentaires, qu’1DTouch souhaite développer, donc n’hésitez pas, nous restons dispos pour vous expliquer tout ça, bien sûr.

Et comme on essaie de faire les choses bien, vous pouvez vous inscrire directement sur notre portail documentaire !

Pour le dessert, histoire de finir en musique,  voici un petit « best of » en accès libre, disponible sur notre chaîne Youtube.

Pour ne pas les oublier, les collègues de la Départementale ont créé leur blog. Il s’appelle Audio Snack, et vous verrez ce nom apparaître sur 1DTouch. Normal, ce sont eux qui gèrent tout cela et prennent en compte vos inscriptions. Vous pouvez aller y faire un tour, comme dit c’est l’heure des « best of »!

Bientôt, on vous parlera viole de gambe et musique baroque, alors à la prochaine!

Frida & Paco

 

 

 

 

 

Tant qu’il y aura des femmes

mustang

© CG Cinéma

À toutes les femmes opprimées dans le monde, à toutes celles que l’on Excise, que l’on marie de force, que l’on oblige à porter un infâme niqab, que l’on viole, qu’on lapide, qu’on vitriole, qu’on enferme, à qui on interdit l’accès à l’école et à un métier, qui n’ont pas le droit d’exprimer une opinion, à toutes ces femmes qui vivent en Somalie, en Turquie, en Iran, au Yémen ou encore en Inde et qui ont moins de considération qu’un animal, c’est à toutes ces femmes que Denis Gamze Ergüven dédie certainement son film « Mustang ».

La film s’ouvre sur 5 sœurs adolescentes sublimes, qui à la sortie de l’école, le jour des vacances scolaires, décident de rentrer chez elles à pied, elles s’arrêtent à la plage et chahutent innocemment avec des garçons. Arrivées à la maison située dans un village à 1000 km d’Istanbul, elles sont accueillies par leur grand-mère déjà informée de l’attitude jugée « scandaleuse » de ses petites-filles, elle décide alors en accord avec l’oncle patriarche de reprendre en main leur éducation. Et c’est là que peu à peu la maison se transforme en prison, les filles reçoivent des cours de cuisine et de couture, leur donnant ainsi les bases pour qu’elles deviennent de parfaites ménagères, femmes au foyer soumises. Terminées les sorties et l’insouciance de la jeunesse, les ordinateurs, les téléphones sont mis sous clé, on installe des barreaux aux fenêtres, on habille les filles de robes informes « couleur de merde« , tout devient interdit. Et les deux premières filles se marient, l’aînée parvient à imposer l’homme qu’elle aime, la deuxième n’a pas cette chance, on choisit pour elle. La fratrie se disloque, l’étau se resserre, il y a l’oncle qui viole régulièrement une des filles. C’est Lale la rebelle, la plus jeune des sœurs, petit bout de femme à peine entrée dans la pré-adolescence qui contourne les interdits et se lie avec un chauffeur-livreur qui va lui apprendre à conduire une voiture, cette Lale, elle en a sous la semelle, insoumise, elle ne pliera jamais, elle qui ne rêve que de liberté.  Mustang est un film qui rend hommage aux femmes, ces femmes pugnaces confrontées à l’obscurantisme et l’étroitesse d’esprit de certains hommes. Pour autant, et malgré la gravité du sujet, Denis Gamze Ergüven parvient à filmer la légèreté, l’énergie et l’espoir, la BO est signée Warren Ellis et peut s’écouter ici http://soundcloud.com/editions-milan-music/sets/mustang-warren-ellis

Mustang est disponible à la médiathèque de Guebwiller.
Des becs.
Frida & Paco

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