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Blog de la Médiathèque Municipale de Secteur de Guebwiller

Les babillages de Frida et Paco

Mois

août 2014

Au-revoir là haut : on a (enfin) lu le Goncourt 2013 !

pierre lemaître au revoir là haut
Crédits photos : Babelio & Albin Michel

En ce moment on est au taquet question lectures, on a lu au moins deux livres cet été dont le Prix Goncourt 2013, au taquet on vous le dit. C’est Pierre Lemaitre, l’heureux lauréat de la dernière sélection, un excellent écrivain de polars traduits dans une trentaine de langues. On avait déjà frémi il y a quelques années en lisant « Robe de mariée », un thriller diablement bien ficelé, disponible à la médiathèque.

Cette fois, Pierre Lemaitre s’attaque à la Première Guerre Mondiale et met en scène deux poilus, Edouard Péricourt et Albert Maillart. Ils n’ont rien en commun, l’un issu d’un milieu très aisé, l’autre bien plus modeste, pourtant ils vont se retrouver dans les mêmes tranchées. L’histoire se déroule en 1918, alors que l’armistice est imminente et que les poilus attendent d’être démobilisés, le lieutenant d’Aulnay-Pradelle, un personnage fat et ambitieux, envoie ses troupes à l’assaut, les menaçant de leur tirer dans le dos s’ils refusent de se soumettre aux ordres. Edouard et Albert vont se sauver la vie mutuellement lors de cet ultime combat parfaitement inutile, ils ne se sépareront plus, Edouard sera atrocement défiguré et accro à la morphine, Albert profondément abîmé psychologiquement, hanté par d’innombrables angoisses. Quelques temps après la fin de la guerre, ils mettront au point une escroquerie savamment pensée. Pierre Lemaitre rend hommage à cette génération de jeunes soldats, il utilise avec brio tous les ingrédients propres au polar (suspens, rebondissements etc.), il réussit en un chapitre à nous transporter dans la France de l’après-guerre, une France qui enterre ses morts et cache ses « gueules cassées ». On comprend que l’horreur ne s’est pas arrêtée à la fin de la guerre, une génération de sacrifiés a dû réapprendre à vivre avec des blessures physiques et morales. Pierre Lemaitre n’est pas tombé dans le piège du manichéisme, chaque personnage peut à un moyen sombrer dans l’immoralité, ici il n’y a pas de héros, il y a juste des gens qui doivent panser leurs plaies…  A l’heure où on célèbre le centenaire de la grande guerre, ce roman tombe à pic, d’autant plus que l’auteur s’est extrêmement bien documenté sur la période. 

Une série de manifestations (expositions, concerts…) ont lieu depuis le début de l’année, un peu partout en France, un site répertorie le tout centenaire.org (on peut faire des recherches par région).

La Mairie de Guebwiller organisera le 19 septembre prochain à 20h30 une conférence intitulée « Les alsaciens-lorrains dans la Grande Guerre » animée par Francis Grandhomme professeur agrégé, docteur en histoire. L’entrée est libre mais il est souhaitable de réserver. Plus d’infos ici www.alsace14-18.eu 

Bonne rentrée les oiseaux ! Des becs.

Frida & Paco

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Vivan Maier : street photographer

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Crédit photos : Vivan Maier

Grâce à un jeune agent immobilier américain, John Maloof, on a pu découvrir le travail de Vivan Maier, photographe de rue, qui a vécu dans l’anonymat comme nounou à New-York et est décédée en 2009 à l’âge de 83 ans. Ces quelques milliers de clichés trouvés par John Maloof l’ont tant bouleversés qu’il décide d’effectuer des recherches sur la mystérieuse photographe, il découvre que Vivan Maier a réalisé plus de 120 000 photos de rue et que faute de moyens financiers, elle n’a pu en faire développer qu’une infime partie, elle n’a jamais montré ses tirages ni tiré aucun profit de son travail.

Le livre édité par John Maloof intitulé « Vivian Maier : street photographer » est publié en 2011 au moment où une exposition est consacrée à l’oeuvre de la photographe au Chicago Cultural Center. Cet ouvrage depuis peu disponible à la médiathèque mérite vraiment le détour, vous y découvrirez des photographies de gens ordinaires prises dans la rue, des enfants, des femmes aux toilettes raffinées, des types au teint buriné, des afro-américains, des pauvres, des marginaux etc. Les photos de Vivian Maier n’ont rien d’un travail d’amateur, elles dépeignent une société américaine où cohabitent des miséreux noirs ou blancs et des riches, elles décrivent une ville aussi, Chicago, à travers d’impressionnantes contre-plongées.

Vivian Maier a tout d’une grande et sachez que John Maloof ne s’est pas contenté de publier un livre sur la photographe, il a aussi créé un site internet www.vivianmaier.com ainsi qu’une page officielle Facebook. Il est enfin le co-auteur d’un film documentaire « A la recherche de Vivian Maier » sorti en 2013 qui est peut-être encore à l’affiche dans certains cinémas près de chez vous. Un sacré bonhomme que ce John Maloof, vous ne trouvez pas ?

vivan maierCrédit image : John Maloof

Pour résumer, cette petite merveille est là, elle vous attend alors venez la découvrir.

Des becs.

Frida & Paco

Tomato’Folie ou la tomate dans tous ses états

tomato folie Crédit image : INFRA

Saviez-vous que la tomate était le légume le plus consommé en France ? En réalité il s’agit d’un fruit mais on a plutôt tendance à le manger en version salée plutôt que sucrée. Cette année, la ville de Guebwiller a choisi de mettre à l’honneur la tomate.

62 variétés de tomates différentes originaires des cinq continents ont été semées dans le jardin éphémère situé place de l’Hôtel de Ville à Guebwiller, de la Noire de Crimée à la tomate-cerise. Chaque variété est référencée par une étiquette avec son nom, ses qualités gustatives ainsi que des informations pratiques destinées aux jardiniers en herbe que nous sommes tous (hum hum, c’est vite dit !). En amont, un fleurissement autour de la tomate a été réalisé dans différents lieux à Guebwiller (écoles etc.).

Les jardiniers de la ville de Guebwiller ont semé des graines bio dans les serres pour les introduire ensuite dans différents lieux en ville, afin de respecter la démarche « zéro pesticide », ils n’ont utilisé aucun traitement phytosanitaire. Des plantes compagnes ayant pour fonction de combattre les maladies et les ravageurs ont été semées, tout ce beau monde fait parfaitement ménage.

Alors vous nous direz, un jardin c’est bien joli mais est-ce qu’on a le droit de se servir en fruits/légumes ? Non les oiseaux, l’idée est de donner les tomates qui auront poussé à l’épicerie solidaire de Guebwiller. Bien entendu, si l’envie vous prenait de cueillir une tomate « Charlie Green »  pour la goûter (parce-que c’est tentant), cela ne serait pas dramatique…

Cette opération « Tomato’Folie » est organisée par la ville de Guebwiller en collaboration avec différents commerçants, notamment des boulangers-pâtissiers et des restaurateurs. Certains ont participé au « Cooking show » fin juillet place de l’hôtel de ville en réalisant une recette et en la faisant déguster au public, d’autres proposeront durant tout l’été des recettes à base de tomates (macarons tomates/basilic, gaspacho de tomate, tomate en crumble…). La tomate étant peu calorique, c’est votre popotin qui vous dira « merci » car il rentrera (enfin) dans le superbe bikini en que vous vous êtes payé au printemps dernier. 100 g de tomates = 21 calories (sans la mozza hein), et en plus c’est très bon, alors mangeons des tomates !

Un fascicule dédié à la tomate, dans lequel vous trouverez des informations sur les variétés de tomates ou encore des recettes de cuisine est disponible à la mairie, à l’Office du Tourisme à Guebwiller, à la médiathèque et dans tous les commerces partenaires de Guebwiller. Et parce-qu’on ne fait jamais les choses à moitié, la version numérique est en ligne ici

Enfin, une interview de nos charmants jardiniers spécialistes ès tomate (Barbie notre petite fée, Pascal et Christophe) est sur les ondes depuis ce jour, à écouter ci-dessous :

 

Des becs.

Frida & Paco

Graines de troc, oui madame

bandeau_got.jpg Graines-de-troc-Jardin-BiO-Vos-projets-pour-la-planète

Salut la foule, comment ça va sous les sunlights des tropiques, entre Cuba et Manille ? Nous on est à Guebwiller où on est pas loin de décéder d’une carence en vitamine D, manque de soleil oblige. Mais on est content parce-qu’on a depuis peu notre grainothèque à la médiathèque (oui madame).

L’association Graines de Troc dont la mission est de développer l’échange de semences propose aux bibliothèques d’accueillir des boîtes en carton contenant des graines. Le public (donc vous) est invité à y piocher pour cultiver ces graines dans son propre jardin de façon à produire ses propres semences qui serviront ensuite à alimenter la grainothèque.

Toutes sortes de graines (légumes, fruits, fleurs) peuvent être partagées, il suffit de s’assurer de n’utiliser aucun engrais chimique, ni d’introduire des semences matures, reproductibles ou hybrides. 

Cette grainothèque est donc disponible à l’accueil de la médiathèque de Guebwiller. C’est Alain Périchon qui gère cela et qui répond à vos questions, même les plus folles par mail alain.perichon@sfr.fr

Sinon, notre camarade bibliothécaire S.I.Lex a rédigé un excellent article sur son blogo il y a quelques temps, c’est très complet et c’est ici que ça se lit.

On reviendra dans quelques jours vous parler de la Tomato’Folie parce-qu’en ce moment, l’écologie et le jardinage c’est notre dada ! Des becs.

Frida & Paco

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