samuel photo Crédit photo : Samuel Spreyz

Il était temps, on ne vous le fait pas dire ! Voilà donc la biographie du jeune Samuel Spreyz, photographe amateur (pour l’instant) mais qui en connaît un rayon en matière de photo.

Né en 1994 à Colmar, charmante ville alsacienne, préfecture du département du Haut-Rhin et fief du Retable d’Issenheim ( musée des Unterlinden, on ne le dira jamais assez), Samuel a bien voulu nous en dire un peu plus sur lui…

Je me suis fait offrir un appareil photo en 2009 que j’ai de plus en plus utilisé depuis. Il m’a déjà suivi dans de nombreux voyages et, de manière autodidacte, j’ai appris à m’en servir, en photographiant les choses que je voyais et qui me plaisaient pendant ces séjours (souvent à l’étranger), mais aussi dans ma vie quotidienne.

Je m’inspire de ce que je peux observer à mon échelle, à mon niveau, puis au lycée, j’ai découvert de nombreux artistes, surtout contemporains. Depuis, je m’intéresse aux arts et grâce à internet, entre autres, j’en trouve quasiment chaque jour de nouveaux.

Je m’inspire dans mes photos, d’artistes contemporains, qui utilisent la photographie, non pas comme un technique, mais comme un médium, de la même manière qu’ils pourraient choisir de faire une oeuvre bidimensionnelle (peinture) ou en volume (installation).

La photographie permet aussi de donner une image instantanée de la réalité et peut aussi avoir un côté engagé qui me plaît et qui arrive à mettre en évidence des morceaux de la réalité que le spectateur n’aurait pas remarqué. J’aime donc beaucoup le travail d’Andreas Gursky et de Bernd et Hilla Becher, qui ont justement, ce point de vue presque scientifique sur la réalité.

Pourtant, ce médium me permet aussi d’aller plus loin que la réalité, on peut aujourd’hui en effet modifier facilement des photos, tout en leur donnant un aperçu vraisemblable, c’est pour cela que j’admire Alain Bublex. en somme, on pourrait dire que je réalise de cette manière et à mon échelle le même travail que les écrivains réalistes qui s’inspirent de la réalité pour ensuite donner à voir leur conception subjective de la réalité.

J’aime aussi beaucoup les installations en art contemporain. J’ai d’ailleurs un blog sur ce médium (installationsarts.tumblr.com). Je trouve qu’il est intéressant de comparer comment les artistes à la fin de du XXème siècle et jusqu’à aujourd’hui s’approprient l’espace. J’apprécie donc le travail de Christian Boltanski ou de Richard Serra.

J’ai, de plus, un faible pour les installations qui utilisent le néon car elles me semblent vraiment puissantes et ont un fort impact sur le spectateur. Je citerais volontiers Claude Lévêque, Dan Flavin et François Morellet.

Actuellement en Terminale S Abibac, je pense aller tenter ma chance dans les Arts Appliqués, l’année prochaine, en France ou en Allemagne. Je vais dans tous les cas, consacrer une année à mes productions personnelles et à l’approfondissement de mon portfolio artistique.

Samuel sur Facebook, c’est ici si on a envie de faire « ami-ami » avec lui, on en profite pour lui souhaiter un joyeux anniversaire, c’est aujourd’hui même dites !

Et dans la série « j’aime la musique et j’en écoute en ligne », la playlist « Présidentielle 2012 » est audible sur MusicMe ici (on s’y inscrit si ça n’est pas encore fait les oiseaux et on en profite à souhait), on sait rire de tout en bibliothèque.

Des becs.

Frida & Paco

PS : L’expo « Vestiges industriels » est encore visible jusqu’au 12 mai prochain à la médiathèque et nous vous convions à venir au vernissage le 2 avril à 18 heures, il y aura de belles surprises…