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La semaine dernière, on a rentré quelques films qui ont bénéficié d’un sacré « battage médiatique », « Polisse », « Tintin » de Spielberg et « La guerre est déclarée ». Bientôt « Intouchables » et bien sûr « The artist », il était mignon Jean Dujardin aux Oscars vous ne trouvez pas ? C’est fou ce qu’on peut se sentir envahi par le patriotisme dans ces cas là.

Pour ce week-end, on s’est pris « Polisse » et « La guerre est déclarée », deux films qu’on avoue ne pas avoir vu lors de leur sortie au cinéma, vous savez ce qu’on dit sur les cordonniers hein !? On a choisi de vous parler aujourd’hui du film de Valérie Donzelli. Il est évident qu’au vu du sujet, on était plutôt angoissés à l’idée d’être les spectateurs de la maladie d’un enfant, on a craint le pire. Finalement, vous allez voir, le film est comme son affiche, enjoué (on adore l’affiche, pas vous ?).

Donc « La guerre est déclarée », film sorti le 31 août dernier et réalisé par Valérie Donzelli (La reine des pommes) avec elle-même dans le rôle principal et Jérémie Elkaïm (son ex-amoureux à la ville qui joue également dans « Polisse » d’ailleurs).

Roméo rencontre Juliette (on sent que ça virer à la passion amoureuse cette affaire) lors d’une soirée branchée où on écoute de la musique punk-rock. Ils s’aiment et font rapidement un enfant, Adam. Le bébé pleure beaucoup et les parents sentent qu’il y a un truc qui cloche. Le diagnostic tombe, Adam est atteint d’une tumeur au cerveau, c’est très grave mais guérissable. Roméo et Juliette s’interdisent de penser au pire, ils préfèrent adopter la pensée positive, tout va bien se dérouler, l’enfant va s’en sortir. Valérie Donzelli nous entraîne dans le quotidien d’un couple qui vit au rythme du traitement médical de leur enfant (le couple qu’elle a formé avec Jérémie Elkaïm) le combat qu’il a affronté contre la maladie et l’énergie qu’il a déployée pour garder son optimisme.

Rapidement dans le film, l’enfant passe au second plan, on ne le voit plus (on a regardé les bonus du DVD et Valérie Donzelli explique ce parti pris, en effet, elle n’aurait pas supporté de faire vivre à nouveau à travers le film la souffrance de son fils), alors on ne l’oublie pas mais on se concentre sur les parents et sur leur évolution durant le traitement d’Adam (traitement qui durera plusieurs années). Pour éviter de trop penser, Roméo et Juliette choisissent de vivre à cent à l’heure, restaurants, fête foraine, soirées etc. Et l’hôpital, toujours l’hôpital, les blouses blanches, les longs couloirs, la chambre stérile… Des passages très drôles, lorsque Juliette et Roméo parlent de leurs peurs la veille de l’opération d’Adam par exemple. On a beaucoup apprécié l’intervention des voix off et la musique très variée, on passe de Vivaldi à Jacno, il y a aussi des chansons chantées par le couple, on se croirait dans une comédie musicale. Certains parlent d’une mise en scène décousue, d’autres d’une réalisation très « nouvelle vague » (Télérama, le Monde, allez lire les critiques si vous le souhaitez), nous on peut dire qu’on a simplement passé un excellent moment et qu’on a apprécié de voir un film qui inspire la joie de vivre, oui on a du mal à le croire, pourtant ce n’est pas un mélo, pas de Neil Young à la fin qui te fait ressembler à une sorte de Bridget Jones enrhumée en 5 minutes (oui le temps de la chanson, vous n’avez pas vu « Philadelphia » ou quoi ?). 

Le DVD est dispo chez nous. Prenez par cet air grave, ça se termine bien (et regardez les bonus aussi, ils sont vachement intéressants). Demain, on parlera blog cuisine, un gâteau à l’avocat et aux graines de pavot, vous avez déjà goûté ça vous ?! Des becs.

Frida & Paco


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