un endroit ou se cacher

Crédit photo : Albin Michel

Il est assez rare que nous nous immiscions dans l’univers « jeunesse » mais un matin, alors que nous montions en sifflotant (on était d’humeur jouasse ce matin là), voilà qu’un livre (qu’Anne avait bien voulu mettre en évidence sur l’étagère des nouveautés) attire notre attention. C’est pas vrai, la Joyce Carol Oates, brillante écrivain américain qui a loupé de peu le Prix Nobel de Littérature, l’illustre auteur de « Blonde », le roman qui t’as filé une énorme claque (et bien d’autres chefs d’oeuvre encore, on vous met le lien vers la bibliographie de Joyce par , des fois que vous auriez envie d’aller voir), aurait écrit pour les niards et on l’ignorait. Ni vu ni connu, on embarque le roman et on en commence sa lecture. Bonté divine, on a est encore sous le choc, tant de virtuosité !

Il s’agit de « Un endroit où se cacher » publié chez Albin Michel en 2010. Jenna a 15 ans et se relève difficilement d’un accident de la circulation dont elle a été victime, accident dans lequel elle a perdu sa mère. Jenna se sent coupable car il lui semble se souvenir avoir vu une ombre traverser le pont juste quelques secondes avant le crash. Elle préfère se réfugier dans « le bleu » pour oublier toute cette souffrance, c’est comme cela qu’elle nomme les puissants analgésiques administrés lors de son hospitalisation. Mais Jenna doit réapprendre à vivre en la cruelle absence de sa mère et en même temps faire des concessions en refusant d’aller vivre chez son père. Une nouvelle ville, un nouveau lycée, un nouveau milieu, de nouvelles rencontres… Joyce Carol Oates raconte avec habileté et empathie la difficulté de vivre d’une jeune fille comme les autres dans l’Amérique d’aujourd’hui. Oates explore avec une grande finesse les méandres de l’adolescence avec son lot de petites choses qui feront de Jenna une autre personne, plus forte, plus grande.

Allez-y les yeux fermés, ça vaut vraiment le coup ! Cette semaine, le brun et moi même n’avons pas été très présents ici, on vous promet quelques bonnes surprises pour la semaine prochaine. En attendant les p’tits loups, des becs.

C&B

Publicités