ajami

Avant-hier, on se décide enfin à regarder « Ajami », un polar israélien qui traînait depuis pas loin de deux mois sur la ravissant petit meuble suédois qui nous sert de « repose-téléviseur ». Ajami est une co-réalisation juivo-palestinienne de Yaron Shani et Scandar Copti, à notre avis, ils n’ont pas dû faire l’unanimité en Israël lors de la sortie du film.

L’histoire se situe à Jaffa dans le quartier d’Ajami, proche banlieue de Tel-Aviv où cohabitent Chrétiens, Juifs et Musulmans. Trois destins croisés, un peu à la manière d’Inarritu, Omar un jeune palestinien amoureux de la fille de son patron (une palestinienne chrétienne), Malek, un palestinien en situation irrégulière qui travaille avec Omar pour financer l’opération de sa mère gravement malade et Dando, un policier israélien miné par la disparition de son frère, un soldat de l’armée israélienne. Le film commence par un sanglant règlement de compte et au fur et à mesure, on réussit à reconstituer l’histoire de ses trois personnages principaux. On comprend qu’Ajami est avant tout un quartier chaud-bouillant où trafic de drogue, règlements de compte et violence quotidienne prédominent.

Filmé comme un documentaire, Ajami nous plonge dans un réalisme sombre, on sait assez rapidement que la conclusion ne devrait pas être très optimiste. On s’est renseignés après avoir vu le film, les réalisateurs ont travaillé avec une grande précision, ce qui rend leur oeuvre extrêmement précise quant aux conflits qui gangrènent leur pays. Une pure réussite, un grand film juste qu’on ne regrette pas d’avoir acheté.

La bande-annonce


http://www.youtube-nocookie.com/v/XJ6NcF0FmN0?fs=1&hl=fr_FR

Disponible à la médiathèque.

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On retourne s’ennuyer, c’est bon aussi parfois. Bon dimanche sous vos applaudissements.

C&B

PS : demain, on publiera la bibliographie réalisée pour la semaine des alternatives aux pesticides.

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