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Crédit photos : Larry Clark
Photo 1 : Untitled 1968 © Courtesy of the artist, Luhring Augustine, New York and Simon Lee Gallery, London
Photo 2 : Untitled, 1979. © Courtesy of the artist, Luhring Augustine, New York and Simon Lee Gallery, London
Photo 3 : Untitled, 1963. © Courtesy of the artist,Luhring Augustine, New York and Simon Lee Gallery, London
Photo 4 : Billy Mann, 1963. © Courtesy of the artist, Luhring Augustine, New York and Simon Lee Gallery, London

L’heure est grave les oiseaux, y’a polémique ! le Musée d’art moderne de Paris expose les photographies de Larry Clark. Jusqu’ici, rien de bien original, excepté le fait que cette exposition ait été interdite (sous le couvert d’un article du code pénal, on ne sait plus lequel hein, faut pas déconner, on n’est pas des juristes) par la mairie de Paris aux enfants/ados de moins de 18 ans. En effet, certaines scènes photographiées auraient été jugées à caractère violent et/ou pornographique (attention, ça peut être les deux).

Avant tout, parlons un peu ce cher Larry Clark. Mais qui est donc ce plaisantin ? Larry Clark est un réalisateur-photographe américain né dans l’Oklahoma en 1947, il est connu pour son travail photographique et cinématographique sur les dérives de l’adolescence. Qui dit dérives, dit alcool, drogue, sexe, violence etc. Il est l’auteur de plusieurs long-métrages dont « Kids » « Ken park » ou « Wassup rockers ».

La mairie de Paris, qui, visiblement, trouve un intérêt au travail de Larry Clark et estime que ses photographies trouveraient leur place dans un musée de la capitale, organise une rétrospective « Kiss the past hello », une rétrospective, rappelons-le c’est l’oeuvre de toute une vie. Notons que la plupart des photos ont été réalisées par Clark dans les années 60, il est important parfois de situer les choses dans leur contexte (guerre du Vietnam, révolution sexuelle). Pourtant, interdire l’accès d’un musée aux moins de 18 ans, là on avoue, que ça nous a laissés un peu perplexes…

Qu’ont-elles de si dérangeantes les photos de Clark ? Les scènes de sexes en érection, celles montrant des ados entrain de se faire un « shoot » ou encore la scène de la baignoire (voir photo 1) où on assiste aux préliminaires d’une scène « à caractère » sexuel entre une fille et un garçon ? Pourtant on les imagine nos ados tout émoustillés à la vue de zizis droits comme des « i », les priver de ça, franchement ! Et c’est bien connu, les ados sont des crétins écervelés qui, à la simple vue d’une seringue remplie d’héroïne, auraient bien envie de s’en injecter une dans le bras. Ah mais c’est peut-être parce-que ces jeunes qui se défoncent n’ont pas la tête de Christiane F. et qu’ils semblent presque « sains » (ben oui, la nana qui se lèche les lèvres avant d’injecter la seringue dans le bras de son camarade, ne semble pas venir des bas-fonds du Berlin-Ouest des années 70). Pourtant, le fait que des images ultra violentes et ultra pornographiques soient diffusées librement sur internet ou à la télévision, on en pense quoi hein ? 
Soyons sérieux un moment, Larry Clark a voulu montrer une réalité, crue certes, la tourmente de l’adolescent, dérangeante probablement, pour certains.

Hormis le fait que l’expo soit interdite aux mineurs (ça c’est dit, mais c’est la loi, enfin c’est ce qu’on a compris), son catalogue n’a pas été édité en France, mais aux Etats-Unis et en Angleterre, aucune affiche n’a été apposée non plus dans les rues parisiennes. Rien de grave pour Larry Clark, on a tellement parlé de la polémique liée à la censure de son expo qu’il n’a aucun souci à se faire sur sa fréquentation, bah il est content le Larry va !

Toi jeune kid, si t’as envie de peaufiner un peu ta culture cinématographique (parce-que y’a pas que Gossip Girl ou Secret Story dans la vie), viens donc à la médiathèque, emprunter « Wassup rockers » de Larry Clark, tu vas voir, tu vas aimer… Et bientôt, le catalogue de l’exposition « Kiss the past hello », enfin si on arrive à l’avoir car ça ne nous semble pas gagné cette affaire.

Pour les personnes majeures, la rétrospective est visible jusqu’au 2 janvier 2011 au Musée d’Art Moderne à Paris 16ème (11 avenue du Président Wilson).

On ne devait pas revenir avant mardi mais vous voyez, on ne peut pas se passer de vous. On espère que vous passerez un bon week-end et n’hésitez pas à venir nous dire ce que vous pensez de l’expo Larry Clark (si vous l’avez vue) ici. See you soon.

C & B

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