daniele steel Photo © Danielle Steel

Dans la série « auteur à succès », je demande Danielle Steel, écrivain américain. La petite Danielle naît à New-York en 1947 dans une famille aisée (on peut dire qu’extérieurement, elle ne fait pas son âge), après avoir travaillé dans la publicité, elle se met à écrire pour la jeunesse d’abord pour se lancer ensuite dans le roman d’amour. Aujourd’hui écrivaine à best-sellers, Danielle c’est quand même 560 millions d’exemplaires de romans vendus dans 47 pays et traduits en 28 langues ! Elle est même citée dans le Guiness, parce-qu’un de ses romans est resté sur la liste des best-sellers pendant 590 semaines consécutives, rendez-vous compte, c’est quand même quelque chose.

Danielle Steel c’est « Secrets », « Un rayon de lumière », « Rue de l’espoir », « Mariage » et bien d’autres titres encore très évocateurs, qui transpirent de bons sentiments. En général, Danielle aime mettre à l’honneur la femme, la femme pas pauvre hein, la femme qui est avocate ou rentière. Mais cette femme, il lui manque quelque chose pour parfaire son bonheur, l’amour. Parfois elle a peu morflé dans la vie, prenons Tana dans « La ronde des souvenirs », elle qui a vécu un événement tragique durant son adolescence (on ne sait plus trop quoi), parviendra grâce à sa ténacité et à son courage à vaincre ses peurs et à atteindre le nirvana. Ou alors nous avons Maxine brillante psychiatre mère de trois enfants, qui en a marre de son fantasque mari, Blake dont elle décide de divorcer. On se dit « mince, sale affaire, pauvre Maxine qui va se retrouver seule à élever ses enfants », eh bien, elle va en avoir de la chance la psychiatre, parce-qu’elle va bientôt rencontrer l’homme qui va faire chavirer son petit coeur (qui ne demande que ça). Parfois Danielle Steel aime provoquer un peu le lecteur (enfin plutôt la lectrice) en racontant des histoires d’amours impossibles, une femme et un homme que tout sépare (elle avocate et lui peintre bohème, un clivage énorme moi je vous le dit), au diable les bonnes manières, ils vont se retrouver à batifoler les deux-là dès le deuxième chapitre.

Rassurez-vous chez Danielle Steel, point de vulgarité, de descriptions crues de scènes de sexe, non tout est subtilement suggéré. Extrait : « … Elle le fixa longuement, droit dans les yeux, puis, comme si quelqu’un agissait à sa place, contre sa propre volonté, elle fit oui de la tête, avant de fermer les yeux. Il la souleva et la porta vers sa chambre, où il l’allongea sur le lit qu’ils avaient partagé l’été précédent. Elle le regarda se déshabiller, songeant à la folie qu’ils étaient en train de faire, sans pouvoir lui opposer une once de résistance ». A y est, j’ai les poils qui se dressent. On peut dire que cette chère Danielle maîtrise avec brio la métaphore, Rimbaud à côté fait figure d’élève de Première L.

Trève d’épanchements, Danielle Steel publie environ un roman par an, je vous laisse imaginer la place que ça prend sur les étagères de la médiathèque (évidemment qu’on les a). Elle trône juste avant Steinbeck et Stendhal, classement alphabétique auteur oblige… Elle possède son propre site internet avec résumé des romans, actualités, biographie et j’en passe, c’est par ici et un blog qui vaut le coup d’oeil, par

Caroline

Publicités