doisneau enfants
Photo : Robert Doisneau

L’affaire Leborgne par Elodie EHRET & Morgane SCHMITT de la classe de 4ème2 du collège Mathias Grünewald à Guebwiller

Un mardi, en rentrant de l’école, nous jouions avec notre nouvelle balle que nous avions reçue pour notre anniversaire quand elle m’échappa des mains et se dirigea verss la cour arrière de la boulangerie, tenue par le père Leborgne (réputé pour sa froideur). Nous cherchions partout quand soudain une main (sûrement d’une petite fille) sortit d’une minuscule fenêtre, si poussiéreuse que l’on n’en voyait pas l’intérieur. Cette même main me tendit la balle. Nous nous approchâmes, tapis, un peu apeurés, mais curieux. C’était si intriguant. Le père Leborgne aurait-il des enfants ? Ou bien pire, des enfants soumis à son service !?

J’ai faim, si faim, dit la petite fille à la voix d’ange, rien qu’une miette de pain.
Nous nous regardâmes avec effroi. Un frisson nous parcourut le dos, nous nous empressâmes de compter notre petite monnaie afin d’acheter une miche de pain. Nous ne savions pas pourquoi nous faisions cela, mais nous ressentions le besoin de l’aider. Je glissai la miche dans cette cave si lugubre. Je murmurai, par la petite fenêtre, que nous reviendrions le lendemain. Et ainsi pendant une semaine, contre notre gré, nous fûmes obligés de continuer à acheter notre pain chez cet horrible homme qu’était le père Leborgne. Même si nous n’avions jamais vu leurs visages, leurs voix étaient si douces. Oui, elles étaient bien deux, deux petites filles. Nous ne leur avions jamais vraiment parlé, le mystère restait entier.

Un soir, Emile me souffla son idée qu’il disait géniale. Son plan consistait à sauver les deux filles pendant la nuit car le père Leborgne couchait dans sa résidence de campagne, située au milieu de son champ de blé, et laissaint ainsi les deux petites filles.
Nous mîmes notre réveil à minuit, il fallait faire vite, le père Leborgne serait de retour vers trois heurs du matin environ. Lors que le réveil sonna, nous nous dépêchâmes de nous habiller. Nous partîmes par derrière pour ne pas être repérés par nos parents, il nous fallait être discrets. Et nous aperçûmes la boulangerie, nous en fîmes le tour pour passer par la porte où arrivaient tous les ingrédients. Nous nous hissâmes péniblement dans cet épouvantable endroit. Nous ouvrîmes la porte de la cave qui grinçait tellement qu’elle semblait ne plus avoir été ouverte depuis bien longtemps. Nous descendîmes à tâtons les marches qui craquaient un peu plus à chaque pas. C’est à cet instant que nous vîmes ces deux petites filles, leur visage rempli de peur. Nous regardâmes autour de nous quand nous vîmes tout un attirail : des fouets, des chaînes etc. Cela ne servait sûrement pas à faire du pain. Les petites filles étaient attachées à une chaîne à même le sol. Nous prîmes mes clés et les délivrâmes mais nous entendîmes la calèche du père Leborgne.

– Mince il est déjà là ! vite remontons !

Nous portâmes les filles avec difficulté mais elles n’était pas très lourdes, elles n’avaient que la peau sur les os. Nous montions chaque marche et chaque marche nous nouait un peu plus le ventre. Nous arrivâmes en haut et repartîmes de là où nous étions arrivés mais Leborgne avait entendu la porte claquer. Il se dirigea vers la cave et ne vit pas les filles. Il courut alors vers la sortie et nous vit à quelques dizaines de mètres à peine. Nous courûmes de plus en plus vite mais lui aussi. Nous toquâmes à la maison la plus proche mais au milieu de la nuit personne n’était réveillé. Nous frappâmes à la porte suivante, puis à la suivante encore, quand finalement quelqu’un nous ouvrit. Nous luis dîmes de refermer la porte au plus vite mais le père Leborgne tambourinait déjà. La porte allait céder. Nous demandâmes à l’homme d’appeler la police. La femme nous fit monter au grenier par une trappe presque invisible puis la referma.

Pourquoi le père Leborgne tenait-il tellement à ces filles ?

Une sirène retentit et une voiture s’arrêta mais Leborgne vit la trape qui n’était pas bien refermée, il l’ouvrit et monta. Au même moment, un policier entra, la femme lui cria que nous étions en haut.
Le père Leborgne sortit de son tablier un fouet en cuir et tenta de nous frapper mais nous esquivâmes tant bien que mal ses coups. Le policier arriva et le menaça de son arme. Un deuxième policier puis un troisième arrivèrent. Leborgne était menacé de trois armes. Il refusait toujours de lâcher son fouet quand tout à coup un policier lui tira un coup dans la jambe, il s’écroula et ils l’embarquèrent !
Voilà comment nous avons sauvé Léonie et Sophie.

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