L’été, comme je le dis dans le titre n’est pas la meilleure période pour découvrir ou redécouvrir des bons films à la télévision. Les programmes sont si inintéressants (entre téléréalité et rediffusion d’émissions médiocres) que le lecteur DVD peut parfois sauver nos soirées ! Bruno vous a proposé sa sélection de nouveautés musicales, je m’en vais faire la même chose pour le cinéma (et je vous mets en prime des extraits parfois en frnaçais, parfois en VOST, parfois en VO même).

Je vous propose trois films disponibles dans le fonds de la médiathèque de Guebwiller…

two lovers

Two lovers de James Gray avec Joachim Phoenix (ok le choix du film n’est pas le fruit du hasard, l’acteur est sublime), Gwyneth Paltrow, Vanessa Shaw et Isabella Rossellini

Alors, c’est l’histoire de Leonard qui vit à New York chez ses parents, une famille traditionnelle juive.
Son père lui présente une jeune femme à marier, fille d’amis de la famille alors que Leonard tombe amoureux d’une voisine, une superbe blonde (Gwyneth en fait). Comme il est écrit sur la jaquette du DVD, entre raison et passion, Leonard devra faire le plus difficile des choix, dingue non ?…
Que dire ? Que j’ai adoré cette ambiance filmée par James Gray, ce New York gris et froid (brrr surtout la scène d’amour torride sur le toit de l’immeuble entre Gwyneth et Joachim), ces acteurs saisissants (même Gwyneth m’a épatée, alors qu’à la base, je ne suis pas fan), cette histoire d’amour simple mais déséquilibrante.

noces rebelles

Les noces rebelles de Sam Mendes (il a réalisé également American Beauty, c’est déjà pas un navet ce film) avec Leonardo DiCaprio, Kate Winslet et Michael Shannon

L’histoire se situe dans les années 50 dans le Connecticut. Il y a une femme et un homme qui s’aiment (oui c’est encore une histoire d’amour, je sais), Frank et April. Ils ont toujours voulu mener une existence différente de celle des autres et se considèrent comme des êtres à part. Pourtant, ils sont devenus ce qu’ils ne voulaient absolument pas, lui, un homme qui exerce un job sans intérêt et elle, une femme au foyer qui élève leurs deux enfants.
Un jour ils décident de changer de vie en réalisant leur rêve, aller vivre en Europe. Mais comme vous vous en doutez, leur fuite ne sera pas sans conséquences…
Petite précision, les noces rebelles est une adaptation d’un roman de Richard Yates (La fenêtre panoramique).

C’est marrant que Sam Mendes réunisse à nouveau Leonardo DiCaprio et Kate Winslet plusieurs années après Titanic, réalisé lui par James Cameron (pas qu’il y ait de confusion, on ne sait jamais) ! Ils ont drôlement bien évolué ces deux là (je veux dire dans ce film). Il est question de la normalité dans la vie de couple, le scénario n’est pas très original, certes, mais vous allez voir que vous serez séduits quand même. La violence psychologique liée aux personnages va crescendo, si bien qu’on atteint la fin du film dans un état d’essoufflement avancé. Bref, j’ai surtout été touchée par la prestation des deux acteurs principaux et mention spéciale, mais vraiment spéciale au troisième rôle tenu par Michael Shannon (John dans le film), alors celui-là il est épatant !

visitor

The visitor de Thomas McCarthy avec Richard Jenkins (c’est le père dans Six feet under, la série culte), Haas Sleiman et Danai Jekesai Gurira

Walter Vale, veuf, professeur d’économie dans une université du Connecticut mène une vie plutôt ennuyeuse. Lorsqu’il est chargé par sa direction d’assister à une conférence à Manhattan, il trouve dans l’appartement qu’il possède là-bas un couple de clandestins. Tarek, un percussionniste d’origine syrienne et Zainab, sa petite amie sénégalaise. Walter décide de laisser les deux jeunes gens vivre dans son appartement. Au fur et à mesure, une amitié naît entre lui et Tarek, et le jeune musicien décide de lui apprendre à jouer du djembé.
Walter retrouve une certaine joie de vivre et se met à fréquenter le milieu des percussionnistes. Pourtant, un jour Tarek est arrêté par les services de l’immigration et, menacé d’expulsion, Walter décide de tout mettre en oeuvre pour aider son ami.

Ici, c’est le thème de l’immigration aux Etats-Unis qui est traité avec empathie et délicatesse. A aucun moment on ne sombre dans la caricature du mélo pénible « politiquement engagé », même si le réalisateur dénonce la manière dont sont traités les immigrés en situation régulière aux Etats-Unis. Les personnages paraissent bien sincères et la bande originale vraiment bien choisie, car bien évidemment, la musique (la bonne musique) est omniprésente et ça c’est agréable !

In english please, je n’ai pas trouvé la bande-annonce en français, ça nous permet de progresser un peu en anglais.

Demain, je vous parlerai de ciné en plein air, oui à Guebwiller.

Caroline.

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