maisonPhoto : http://www.pourmaplanete.com

UNE NOUVELLE VIE par Mégane JELSPERGER, Mégane KALLFASS, Claire LAHURE, Nadège LYNCH, Marine ZIMMERMANN de la classe de 4ème2 du collège Mathias Grünewald à Guebwiller

Débordé par tous ces cartons entassés autour de moi, je colle les dernières étiquettes. Une larme coule sur ma joue. J’entends la voix de ma mère me disant de me dépêcher. A cet instant, je réalise que ce sont les derniers moments passés dans cet endroit, qui m’est si cher. Après huit heures ennuyeuses de tristesse, j’aperçois enfin l’apparence de cette nouvelle maison, si grande, si vide. Fatigué après tous ces déballages, je m’empresse d’aller me coucher.
Réveillé en sursaut, après de nombreux cauchemars, l’angoisse me gagner d’aller dans ce nouveau collège. Le ventre noué, je me prépare. Une fois arrivé dans cette nouvelle classe, tout le monde m’observe, me met à nu. La sonnerie retentit, les autres son déjà dans la cour, alors que moi je viens à peine de ranger mes affaires. Je me lève, le professeur m’adresse un sourire de bienvenue. Je sors, un groupe d’élèves me regarde bizarrement. L’un d’entre eux, sûrement le plus courageux, me dit :
« Salut, c’est toi ce fameux nouveau dont on a tant parlé ? »

J’approuve d’un geste de la tête et lui souris. Il me pose un tas de questions sur ma vie privée et me demande où j’habite. Lorsque je lui réponds, il me regarde d’un air froid. Inquiet, je lui demande pourquoi ce regard rempli de peur. Il jette un regard vers ses amis et m’explique que cette maison est victime d’une terrible malédiction.
Apeuré, au pas de course, je rentre chez moi, j’entends mon coeur battre à toute allure, ce dernier n’arrive pas à se calmer. Je m’installe dans ma chambre, attendant mes parents avec impatience. La nuit commence à tomber, mes parents ne sont toujours pas rentrés. Angoissé, je ne sais plus quoi faire pour que le temps s’accélère. J’entends des bruits bizarres, effrayants même. Est-ce de la paranoïa ou la réalité ?
La porte claque, mes parents rentrent enfin. Je dévale les escaliers pour tout leur expliquer. Je dis à ma mère de s’asseoir car ce que j’ai à lui raconter est des plus terribles. Je lui annonce ce que m’ont dit mes camarades. Puisque je ne suis pas un garçon très persuasif, ma mère trouve cela complètement ahurissant et me conseille de ne pas croire les bêtises des autres.
Vexé, je retourne dans ma chambre. Le lendemain en allant en classe, je rencontre à nouveau ce garçon téméraire. Il me demande si je n’ai pas déjà ressenti les symptômes de cette malédiction. J’ai préféré ne pas lui répondre. Une fois de retour chez moi, je remarque quelque chose d’étrange. Je ne trouve plus mon téléphone. Inquiet de l’avoir perdu, je demande à mes parents s’ils l’ont aperçu. Ils me répondent que non mais ils me proposent de le faire sonner. Mon père prend son téléphone et appelle le mien. D’un coup un bruit aigu, désagréable, fort, se met à siffler dans toute la maison. Je crie à mes parents que c’est certainement la malédiction qui se manifeste. On se regarde avec tous la même idée en tête. Mes parents se demandent et si c’était vrai…

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