modigliani

Je peux vous l’avouer, j’ai toujours détesté les films parlant de peintres ou de peinture, car soit ils ressemblaient à des documentaires soit ils n’avaient aucun rapport avec l’oeuvre des artistes. Eh là, incroyable, j’ai adoré. Elsa Zylberstein, magnifique de retenue et splendide comme à son habitude, ressemble comme deux gouttes d’eau à Jeanne Hébuterne, Steven Rimkuss et Hypolite Girardot campent des Soutine et Utrillo plus vrais que nature et le Paris de 1920 est magnifiquement rendu.

C’est un film plein de douceur, de poésie mais aussi de fantômes du passé, comme le jeune Modi, qui assista au dépouillement de sa famille et au décès de sa mère. Tous ces souvenirs qui viennent le hanter expliquent sa personnalité subtile et compliquée. Sa peinture est particulièrement bien mise en valeur et tout contribue à en faire un film absolument fantastique à mettre entre toutes les mains et pas seulement celles des amateurs d’art car il raconte avant tout des histoires humaines, celle de l’amitié étrange qui lia l’artiste à son rival Picasso et celle surtout de l’amour immense et surnaturel qui lia Amédéo à Jeanne.

Blackbird

Publicités