philip pullmannCe livre, petite somme de 1000 pages, qui ne devrait pas faire peur à nos lecteurs de Harry Potter et autres GROS livres à la mode en littérature jeunesse, va être adapté au cinéma pour cette période de Noël. Du moins le premier tome…

Eh bien je crois que je n’irai pas le voir, car je viens de terminer la lecture d’une oeuvre puissante, philosophique, d’un l’imaginaire qui vous emporte dans « d’autres mondes », comme une souffle qui vous transporte hors du temps et de vous-même. Il ne s’agit pas ici de livre « pour » enfants, mais d’un livre pour tous (à partir d’un certain âge tout de même). Un livre dont on a le sentiment de sortir plus intelligent. Je suis sous le charme. Et ce n’est celui de Nicole Kidman qui me tirera de ce sortilège.

Les références sont légion dans cette oeuvre : John Milton (« Le Paradis perdu »), William Blake, L’Ancien Testament, Darwin et l’évolutionnisme, la mythologie grecque et d’autres encore, mais il n’est pas nécessaire d’en être conscient pour comprendre que Pullman a écrit un livre sur la condition humaine, le courage, l’amour de la vie, l’amitié, la mort, la soif de connaissances, la relation science et spiritualité, la nécessité de sauvegarder notre environnement naturel.
Il nous parle de tout cela sans en avoir l’air avec des histoires magico-fantastiques et c’est ce qui fait sa force.

Anne Cholley

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