khalil-gibran-1L’écrivain Khalil Gibran évoque sa révolte dans « Les ailes brisées » en écrivant sur la condition humaine : le pouvoir politique et le pouvoir religieux, évoquant ainsi la souffrance du peuple libanais. Il couche sa révolte personnelle sur le papier.

Les libanais écrivant le plus souvent en arabe ou en français abordent des thèmes différents selon la langue dans laquelle ils écrivent. En effet, l’imaginaire est différent selon la langue d’écriture, les écrivains arabophones retranscrivent la vie libanaise alors que les francophones abordent plus des thèmes universels.

andree chedid Andrée Chedid est d’origine libanaise, elle naît au Caire en 1920 et vit en France depuis 1946. Elle est la mère de Louis Chedid et la grand-mère de Mathieu dit « M ». Elle n’a vécu que deux ans au Liban de 1944 à 1946 car elle y a accompagné son mari qui étudiait. L’interrogation est au centre de la pensée de cet écrivain, interrogation souvent ravivée par la guerre, les retombées de la guerre sur la société. Dans « La maison sans racines », Andrée Chedid raconte l’histoire de Kalya, libanaise émigrée en France qui donne rendez-vous au Liban à sa petite fille Sybill (qui vit aux Etats-Unis) pour lui faire découvrir le pays de son enfance. Sa petite fille sera abattue par un franc-tireur, une mort insensée… Le tragique de ce roman démontre l’absurdité de laguerre civile du Liban (1975-1990). Voir la bibliographie d’Andrée Chedid ici

venus Vénus Khoury-Ghata est née à Beyrouth en 1937. Poétesse-romancière, elle vit à Paris depuis 25 ans. Dans son roman« La maestra » paru en 1996, on retrouve la souffrance de la condition humaine qui la hante. Ce roman n’est pas autobiographique comme « Une maison au bord des larmes » et ne se situe pas en pleine guerre, c’est simplement un roman sur la vie qui côtoie la mort. Une institutrice au Mexique entretient un dialogue avec un petit orphelin (ressemblance de certaines descriptions avec Le Petit prince de Saint-Exupéry). La maestra vit proche des mexicains car ils représentent le peuple qui a besoin d’être aidé, consolé… Elle parvient à oublier la mort qui coule dans ses veines ; elle donne et reçoit plus qu’elle ne donne. Les descriptions dans ce texte sont empreintes de poésie. « … Ne sois pas triste s’il faut mourir et si tu reviens dans la vie, le pueblo t’attend… ».
Vénus Khoury-Ghata cherche à mettre en lumière ce qu’elle vit profondément, tragiquement…
Voir bibliographie ici

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