Le BIG BEAT, techno-rock


« Le big beat, ce n’est pas un son particulier, on joue de tout et n’importe quoi. C’est comme ça qu’est né le terme big beat. Si un morceau a un gros son, qu’importe ce que c’est, un disque de jungle, de rap etc. Voilà l’idée du big beat ». La définition est de Norman Cook, alias Fatboy Slim, l’un des précurseurs du genre.

La scène big-beat est essentiellement européenne, surtout anglaise. Elle relie musiques électroniques, pop, rock et hip-hop.

Dans les années 90, la techno va se mélanger à beaucoup d’autres styles. Le passage à la scène de groupes pratiquant une techno hardcore va leur donner un son rock. Précurseur en la matière, impressionnant en concert, le groupe Prodigy s’engouffre dans la brèche du big beat dès 1992. Influencé par le punk, il donnera au techno-rock ses lettres de noblesse avec des titres comme Firestarter ou Smack my bitch up.

Parmi les noms les plus connus du genre, on citera donc Fatboy Slim, mais aussi les Propellerheads ou Leftfield.
Connus pour leur tube « Born slippy » extrait du film « Trainspotting », Underworld va marquer le big beat dans les années 90.

D’autres suivront. Dans les années 2000, le new yorkais James Murphy s’impose dans ce style avec LCD Soundsystem.

prodigydeath in vegaschemical brotherspropellerheadsfat boy slimlcd soundsystemunderworld

PRODIGY « The fat of the land » (XL Recordings, 1997)
DEATH IN VEGAS « The Contino sessions » (Deconstruction, 1999)
CHEMICAL BROTHERS « Exit planet dust » (Freestyle Dust, 1995)
PROPELLERHEADS « Decksanddrumsandrockandroll » (Wall of sound, 1997)
FATBOYSLIM « You’ve come a long way, baby » (Skint Records, 1998)
LCD SOUNDSYSTEM « LCD Soundsystem » (EMI, 2005)
UNDERWORLD « Second Toughest in the infants » (BMG, 1996)

L’ELECTRO-JAZZ : Soft et innovant


L’électro-jazz (ou nu jazz) est souvent considéré comme une musique d’ambiance. Pourtant, des artistes l’ont rendu original ces dernières années.

La Scandinavie est un fer de lance à cet égard. Qu’il s’agisse du trompettiste Nils Petter Molvear ou du pianiste Bugge Wesseltoft, l’électro-jazz n’a rien ici de l’easy listening. Leur musique utilise l’électronique pour créer de nouvelles ambiances.
En France, Saint-Germain s’est imposé dans l’électro-jazz avec « Rose rouge ». Souvent, l’électro-jazz est relié au trip-hop avec ses atmosphères planantes.

Beaucoup d’autres noms apparaissent :

robin steinerzimpalasaint germainde phazzzuco 103nils petter molvaercinematic orchestrabugge wesseltoft

Rubin STEINER « Lo-fi nu jazz vol. 2 and more » (Platinum)
ZIMPALA « The breeze is black » (Platinum, 2003)
SAINT-GERMAIN « Tourist » (Primary, 2000)
DE PHAZZ « Godsdog » (More listening pearls, 2000)
ZUCO 103 « Outro lado » (Ziriguiboom, 2000)
Nils Petter MOLVAER « Khmer » (ECM, 1997)
CINEMATIC ORCHESTRA « Every day » (Ninja Tune, 2002)
BUGGE WESSELTOFT « Moving – new conception of jazz » (2001)


Bonus : les musiques du monde


Le GOTAN PROJECT a joliment réuni la sensualité du tango et les rythmes électroniques.

gotan project « La revancha del tango »

Bruno Neveux

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