Au milieu des années 80, on s’agite déjà moins sur la disco. Musique dansante à paillettes, rythmée par des synthétiseurs et autres violons, conçue comme son nom l’indique pour des discothèques, elle s’essoufle et donne naissance à la dance. C’est vers cette époque qu’arrive la musique house.
La house est définitivement une musique de DJs, ou disc jockeys. Au départ animateur d’une soirée, le DJ est devenu celui qui choisit et mixe entre eux des morceaux de musique.

En 1986, à Chicago, au club Warehouse, le DJ Frankie Knuckles utilise le premier des morceaux de disco et de soul, les passe à l’envers sur ses platines, et en accélère le rythme en rajoutant un synthétiseur ou une boîte à rythmes. Comme la disco, la house est ancrée dans la musique noire, et notamment le funk.

Conçue dans les clubs, sur des platines, la house est une nouvelle manière de faire de la musique. Elle se caractérise par une rythmique répétitive et rapide. Son tempo électronique est entrecoupé de samples, de voix et d’instruments.

Un instrument va être rattaché au mouvement house : le clavier Roland TB303, qui recrée le son d’une basse. En l’utilisant d’une certaine manière, les DJs obtiennent des sons aigus encore jamais entendus. C’est alors que des « Aciiiiiiiiiiid » commencent à se faire entendre.
« Acid Trax » de Phuture donne son nom à un mouvement, l’acid house.
Qui ne se rappelle pas de S-Express, M.A.R.R.S. avec « Pump up the volume » ou Technotronic ?
Le clou reste D-Mob avec l’hilarant clip « We call it acieed ».

D-Mob « We call it acieed »

Face au succès grandissant de cette musique, des rave-parties s’organisent un peu partout. Un emblème popularisera encore plus l’acid house : le smiley, un visage jaune et souriant.

smiley

Deep house (plus douce et introspective) avec comme chef de file Larry Heard

Tek-house (plus techno)
Garage house et 2 step (assez disco, avec beaucoup de voix)

Et, pour finir dans le franco-français, la french touch.
Nombre de groupes français ont émergé sur la scène house dans les années 90. Leur musique se base sur des ambiances funk et disco.

Parmi les plus connus, on citera Alex Gopher (et son remix « God bless the child » de Billie Holiday), Cassius (les anciens Motorbass), Etienne de Crécy (et ses compilations Superdiscount), Demon et Daft Punk, deux DJs pas trop anonymes toujours coiffés de casques rétro-futuristes, impressionnants en concert.

En 2007, le duo Justice se rallie au mouvement.

D’autres grands groupes français, comme Air, sont associés à la French Touch, mais là il s’agit plutôt de trip-hop.

Véritable pilier de la musique électronique française, naviguant entre divers styles, Laurent Garnier reste incontournable.

Discographie :

La French touch :


laurent garnierdaft punkcassiusde crecyjusticealexkid

Laurent GARNIER « 30 » (F Communications, 1997)
DAFT PUNK « Discovery » (Virgin, 2001)
CASSIUS « 15 again » (Virgin, 2006)
Etienne DE CRECY « Superdiscount 2 » (Solid, 2004)
JUSTICE « Justice » (Because, 2007)
ALEXKID « Mint » (F Communications, 2003)

« Deep house » (PIAS, 2001)

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