gourmandise

C’est le plus grand critique culinaire du monde, le Pape de la gastronomie, le Messie des agapes somptueuses. Demain, il va mourir. Il le sait et il n’en a cure : aux portes de la mort, il est en quête d’une saveur qui lui trotte dans le coeur, une saveur d’enfance ou d’adolescence, un mets originel et merveilleux dont il pressent qu’il vaut bien plus que tous ses festins de gourmet accompli.
Alors il se souvient. Silencieusement, parfois frénétiquement, il vogue au gré des méandres de sa mémoire gustative, il plonge dans les cocottes de son enfance, il en arpente les plages et les potagers, entre campagne et parfums, odeurs et saveurs, fragrances, fumets, gibiers, viandes, poissons et premiers alcools… Il se souvient – et il ne trouve pas. Pas encore.

Muriel Barbery est née en 1969. Une Gourmandise est son premier roman.

En librairie le 25 août 2000

Edition Folio 2002

Voilà ce que dit la quatrième de couverture de « Une gourmandise », de Muriel Barbery. Je n’avais lu d’elle que « L’élégance du hérisson » et j’ai pris à la découverte de cette gourmandise un plaisir immense. Plaisir du palais, puisque chaque paragraphe nous relate un souvenir culinaire, une réminiscence de cuisine, de plat, de madeleine de Proust au sens premier du terme. Plaisir de l’esprit tant le français de Muriel Barbery est agréable à lire.

Entre promenade en cuisine, au jardin, de Casablanca à Paris, ces tribulations salivaires d’un gastronome sur la fin de sa vie nous entrainent dans notre propre enfance, celle ou nos propres grands mères passaient toute la matinée des dimanches à préparer et faire mijoter les mets qui, à la table familiale enfin pleine, nous donneraient ces émotions gustatives qui nous poursuivront toujours.

En lisant ce livre, en savourant la langue de Muriel Barbery, souple, pleine d’allant, Imagée et imaginative, je n’ai pu m’empêcher de rêver moi aussi à ces repas d’enfants. Encore un livre indispensable à ma bibliothèque et que je recommande vivement.

Blackbird.

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