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Blog de la Médiathèque Municipale de Secteur de Guebwiller

Les babillages de Frida et Paco

Mois

septembre 2007

Petit aperçu des musiques électroniques

Pour les 10 ans, et nouvelles formes de communication obligent, l’occasion est idéale à l’heure des i-pods et plateformes musicales pour parler des musiques électroniques (et pas seulement la techno) qui se sont imposées comme un genre à part.

Pour cela, nous allons mettre en avant des artistes qui ont donné naissance à ce style, et qui le caractérisent aujourd’hui.

Le début :

Avec des compositeurs comme Erik Satie et Igor Stravinsky, les premières années du XXème siècle voient naître des oeuvres qui révolutionnent le répertoire classique habituel. On appellera cela de la « musique moderne ».
Dès la fin des années 1920, un tournant musical s’opère avec Edgar Varèse et son oeuvre « Arcana » qui mêle aux percussions des sirènes d’alarme.  En 1958, il composera un « Poème électronique ».
Deux autres figures sont Pierre Henry (« Messe pour le temps présent » avec son fameux « Psyché rock ») et Pierre Schaeffer, qui pratiquent une musique « électroacoustique », basée sur des sons enregistrés, et qu’un orchestre de musique classique ne peut reproduire (sons de la nature, ou créés par ordinateur).
Après la Seconde Guerre Mondiale, ce courant musical en marge de la musique classique se nommera « musique contemporaine ».

Discographie (disques disponibles à la médiathèque) :

 edgar varesepierre henry messe pour le temps présentpierre schaeffersatiestravinsky

Edgar VARESE « Arcana/Ameriques/Ionisation »
Pierre HENRY « Messe pour le temps présent » (Philips)
Pierre SCHAEFFER « L’oeuvre musicale » (INA-GRM)
Erik SATIE « L’oeuvre pour piano » (EMI)
Igor STRAVINSKY « Le sacre du printemps » (Sony)

kraftwerk
Un groupe : KRAFTWERK

Plus tard, dans les années 70, un groupe allemand va créer une musique basée sur l’usage exclusif de synthétiseurs. C’est l’avènement de KRAFTWERK qui avec « The man machine » décrit un univers froid et robotique proche du « Metropolis » de Fritz Lang.
On peut considérer ce groupe comme l’un des pionniers de la musique électronique actuelle. En pleine déferlante punk, sa musique annonce déjà le courant new wave.

Pour écouter, cliquez ici

Bruno NEVEUX

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Ce que je pense des romans

lydiesalvayre Portrait d’un écrivain en animal domestique de Lydie Salvayre

Ce récit raconte la vie d’un écrivain (Lydie Salvayre) qui doit écrire la biographie de Jim Tobold « le roi du hamburger. Cette histoire comporte un vocabulaire quelque peu compliqué et parfois vulgaire. Le registre est satirique et pathétique. Ce roman n’est pas très prenant, sans grands rebondissements, mais le récit est rythmé par quelques remarques de l’auteur. La chute est « heureuse » et logique.

Corentin METGE
1ère S Lycée Théodore Deck Guebwiller

claradupontmonod La passion selon Juette par Clara Dupont-Monod

Juette, une enfant d’une dizaine d’années, vit dans un monde où les gens n’ont d’intérêt que pour l’Eglise et la religion. Le peuple est contrôlé et dirigé par le Clergé. Cependant, Juette rêve de chevaliers, de belles histoires et légendes, tout en se posant des questions sur son existence, la religion et les hommes en général. La fillette a un ami et confident, Hugues de Floreffe. Elle lui raconte ses « histoires », lui pose des questions sur la vie et aime par dessus tout admirer et contempler les livres d’Hugues illustre. Juette méprise sa mère : elle lui dit toujours qu’elle n’est pas jolie et qu’aucun homme ne la voudra pour épouse. Pourtant, son père, récepteur des impôts, la marie à 13 ans à l’un de ses collègues d’une quarantaine d’années…

Tout au long de l’histoire, nous avons deux angles de vue, successivement celui de Juette et d’Hugues.
Le personnage de Juette est très complexe : elle a une idée sur tout et cela provoque chez le lecteur une très grande réflexion, voire une remise en question de ses propres opinions. Personnage très poignant, certains la croient illuminés. Ne serait-elle pas, au contraire, bien plus lucide que les gens de son époque ?
La relation Juette-Hugues est très forte : ils sont liés malgré eux par une amitié attachante à la limite de l’amour passionnel.
Le langage parfois cru de certains passages relatant la souffrance de Juette sont très poignants sans être pour autant pathétiques. Clara Dupont-Mondo a réussi à communiquer au lecteur la souffrance de Juette comme si elle la vivait elle-même.
Du début à la fin du livre, l’aspect psychologique est important : que va devenir cette pauvre enfant ? Fait pour toucher une majorité de lecteurs et en particulier de lectrices, la tumultueuse histoire de Juette est vraiment un roman à ne pas manquer !

Floriane TRAPP
1ère S Lycée Théodore Deck Guebwiller

Impressions de lecture des lycéens : Goncourt des lycéens

Le Goncourt des lycéens est un prix littéraire crée il y a 20 ans par la FNAC en collaboration avec le rectorat de Rennes et l’Académie Goncourt. La sélection des romans est la même que celle du Goncourt (prestigieux prix crée en 1903 par Edmond de Goncourt) et les deux prix sont décernés le même jour à Rennes.
goncourt deck 7
Pour cette vingtième édition, une classe de 1ère S du lycée Deck s’est lancée dans ce défi lecture qui durera deux mois. Les élèves devront lire les 15 titres de la sélection voir ici et élire leurs trois romans préférés. A cela s’ajoute plusieurs événements marquants auxquels ils participeront :

– 22 octobre : rencontre avec des auteurs à la FNAC de Strasbourg
– 9 novembre : le délégué (élu par ses camarades) représentant la classe se rendra à Metz pour y défendre le tiercé élu par les lycéens.
– 12 novembre : 2 délégués sélectionnés à Metz de la région Nord-Est se déplaceront à Rennes pour participer à l’élection du lauréat du Goncourt des lycéens.

goncourt deck 9
Mme Boeglin, professeur de français et Laurence Desmau, documentaliste au Lycée Deck participent elles aussi à ce prix littéraire en les assistant les lycéens dans leurs lectures et en organisant des débats chaque semaine autour des romans lus.

Je vous propose de suivre cette passionnante aventure sur le blog de la Médiathèque sur lequel je posterai régulièrement les critiques littéraires des lycéens ainsi que les compte-rendus des événements importants…

Caroline Facchin

Prefuse 73 : Surrounded by silence

prefuse 73
Quelques jours avant la sortie du prochain album de Prefuse 73, il n’est peut être pas inutile de revenir sur la présentation de ce producteur surdoué, d’autant plus que vous trouverez désormais son dernier opus en date ici-même !

Guillermo Scott (toujours) Herren, alias Savalas, Prefuse 73 (et on en passe…), est un producteur de musique électronique, dont les armes principales se constituent de subtiles collisions entre textures fouillées électroniques et Hip hop (mais pas seulement). Un peu dans le sillage de ses collègues de label Anti-pop consortium.
A ceci près que Prefuse c’est seulement un producteur (c’est déjà bien), un génial bidouilleur de machines, et qui a voulu, avec cet album rendre hommage et collaborer avec les artistes qui alimentent son univers.

On retrouve donc une recette récurrente (la force est dans le produit pas dans votre bras) avec Herren aux manettes, des MCs (et du lourd : Aesop Rock, Beans, Ghostface…) pour l’habillage vocal, et des collaborations plus instrumentales avec des musiciens d’horizons différents (The Books, Kazu des Blonde Redhead, Pedro…).

La cohabitation heureuse de ces deux « esthétiques », marque de fabrique habituelle du barcelonais, peut ici (par moments) laisser l’auditeur dubit hâtif -mais c’est bien connu les meilleurs partent toujours les premiers-
En effet, comment ne pas parfois rester plus tiède à l’écoute de productions (et de certaines prestations de Mc) certes tout à fait recommandables mais à qui ils manquent ce petit quelque chose pour perdurer dans nos oreilles. « Mais diable, quoi donc ? » se demande-t-on un tantinet déçu…

Eh bien, exactement ce que les autres collaborations apportent pour faire de cet opus un vrai bon disque. Ce petit supplément qui fait d’un bon morceau un excellent… pas seulement de l’innovation mais de la surprise. Un exemple ? L’envoûtante collaboration avec The books (« pagina dos » – tres maria) ou le très classique mais très réussi « Ty versus Detchibe » (comme quoi dans les vieilles peaux on peut faire de bonnes soupes).

Et c’est paradoxalement la force de ce disque : si certains morceaux sentent un brin le déjà vu, les collaborations plus inhabituelles en ressortent d’autant plus brillantes pour finalement susciter une vraie adhésion.

Un opus, que d’aucun pourrait qualifier d’inégal, mais aussi d’accessible pour rentrer dans l’univers de cet artiste, qui, sans aucun doute vaut une nouvelle dose par prefuse-ion.

Sébastien HAMMES

PS : Pour résumer c’est du trip hop, c’est bien et c’est disponible à la médiathèque !

Pour écouter un titre du groupe, c’est ici

Programme du Cinéma du Florival

Programme du 26 septembre au 2 octobre 2007

Mer 26 – 20h30 – TEHILIM (VO)
Jeu 27 – 20h30 – TEHILIM (VO)
Ven 28 – 20h30 – COURTS EN ALSACE (soirée courts métrages)
Sam 29 – 18h00 – COURTS EN ALSACE (soirée courts métrages)
Dim 30 – 18h00 – COURTS EN ALSACE (soirée courts métrages)
Lun 01 – 20h30 – TEHILIM (VO)
Mar 02 – 20h30 – TEHILIM (VO)

tehilim
ISRAEL – 1h30 -Drame de Raphaël Nadjari
Avec Michael Moshonov, Limor Goldstein, Yonathan Alster


A Jérusalem, aujourd’hui, une petite famille juive mène une existence ordinaire. Mais à la suite d’un accident de voiture, le père disparaît mystérieusement. Chacun tente de faire face comme il peut à cette absence, aux difficultés du quotidien. Alors que les adultes se réfugient dans le silence ou la foi, les deux enfants, Menachem et David, essaient, à leur manière, de retrouver leur père…
CinéArtEssai – Cannes 2007

COURTS EN ALSACE
4 courts métrages – Durée totale 1h11
Du 28 au 30 septembre


Novecento : pianiste
de Sarah Van Den Boom – 2006 – 17 minutes – couleur

Novecento est né dans la cale d’un paquebot transatlantique en 1900, abandonné par sa mère sur le piano à queue d’un salon de première classe. Recueilli par un homme d’équipage, il grandira sur l’océan sans jamais mettre pied à terre.

Le violoncelle
de Thomas Issler – 2000 – 20 minutes

Luc et Zal vivent à Paris depuis quelques années. Luc a quitté la rigidité de la Suisse provinciale et la relation faite d’incompréhension qu’il entretenait avec son père. Un jour, Zal demande de l’aide à son ami : sa grand-mère malade doit être soignée à Paris. Luc entraîne alors Zal dans un voyage hasardeux à Bâle.
Luc imagine en effet récupérer et vendre son violoncelle resté au domicile de son père. Mais dans son inconscience, il n’envisageait pas la difficulté de faire impunément intrusion dans son passé et repartir comme si de rien n’était. Le violoncelle deviendra l’objet de tous les quiproquos.

Y’a des jours où j’doute
de Pascal Bastien – 2003 – 4 minutes – Noir & Blanc
Aide à la 1ère oeuvre en 2002.

Il fait beau. Le ciel se reflète sur une carrosserie. Un homme lave son auto tout en racontant ses déboires avec les voitures : le prix de l’essence, les problèmes de pollution liés à tel ou tel carburant, le choix en terme d’achat etc. A travers son discours, on perçoit que son envie de bien-être et de tranquillité est mise à mal par toute une série de contradictions…

Chroniques
de Clément Cogitoire – 2005 – 30 minutes – Noir & Blanc
Aide à la 1ère oeuvre en 2005.

A partir de deux personnages, des fragments de réflexion sur l’exode, l’exil et leurs mythologies. « … Il n’y aura aucun retour, j’ai fini par égarer sur les routes jusqu’au nom de mes pères. Peut-être cette lettre n’était pas celle que vous attendiez de moi, en ce cas pardonnez-la. Ne m’attendez plus. Ne me cherchez pas. Car je suis auprès des miens. Je suis sans drapeau, sans voix et sans terre. »

Les mystères de Cloporta

Les récits sur le voyage à travers les livres reprennent de plus belle, en voici un :

Un jour après l’école, je suis allée à la bibliothèque de Morticus, tout près de chez ma grand mère. Je me suis dirigée vers un endroit calme, puis j’ai pris le livre de « Cloporta, la femme aux trois têtes ». Je commençai à entendre des sons comme si quelqu’un me criait dans les oreilles. Des voix m’attiraient à l’intérieur du livre.

Puis j’arrivai dans une forêt, j’étais vêtue d’une belle robe blanche et une voix me dit : « Viens ma belle, n’aies pas peur, je ne te ferai aucun mal ».
Tout à coup, je me suis retournée, j’avais devant moi Cloporta, la femme aux trois têtes. Je voulais courir mais de drôles de lutins m’avaient accrochée à un arbre à longue langue de vipère. Cette femme avait des yeux aussi gros que des noix. Elle me dit : « Si tu veux repartir, tu devras trouver ma fille… ». Aussitôt dit, aussitôt fait, nous sommes parties toutes deux à la recherche de cette fameuse fille. Une douce voix qui venait de la clairière, attirait notre attention. Nous voyions une ombre courir sur la rivière. Il s’agissait d’une fille habillée d’une longue robe faite de feuilles de chêne, elle reconnu immédiatement les trois têtes de sa mère.
Elle nous expliquait qu’elle s’était perdue dans la forêt, qu’elle était prisonnière de la clairière de lune et que seule sa mère pouvait la délivrer. Comme nous avions réussi à retrouver sa fille, Cloporta, me délivrait du livre…

Alison, 15 ans
Fiona, 15 ans

Yan Gilg et le Hip-Hop

Yan Gilg photo (caroline)
Ex leader des groupes La Ruffneck, Smala et Razbool, Yan Gilg est auteur-compositeur-interprète. Titulaire d’un D.E. Musiques Actuelles, passionné de culture hip-hop, il crée l’Association Les Sons d’La Rue en 1996. Cette association se spécialise dans l’organisation et l’animation d’ateliers hip hop. Parallèlement à cela, c’est également un petit label de production qui soutient les artistes de la région ayant un talent à défendre sur la scène hip hop.

Yan Gilg participe actuellement a un projet musical mis en place en partenariat avec la Médiathèque de Guebwiller (dans le cadre du 10ème anniversaire) et Les Dominicains de Haute-Alsace. Il anime un atelier de slam avec la classe de Katia Funfschilling, la 3ème SEGPA du collège Mathias Grünewald de Guebwiller. Les élèves apprendront à passer du stade écrit à l’oral et slammeront leurs propres textes dimanche 21 octobre à 14 h 30 et 16 h 30 à la médiathèque sur une improvisation musicale de Jonathan Pontier, musicien en résidence aux Dominicains de Haute-Alsace.

Yan a mis en scène un spectacle de hip hop produit par la Compagnie Mémoires Vives & Les Sons d’La Rue A nos morts qui rend hommage aux tirailleurs.
« …Cette volonté de participer aux prémices d’une mémoire collective, de rendre hommage aux sacrifices de ces anciens, de rendre compte de leur contribution pour notre liberté est le fondement, le ciment du projet. Cette conscience d’être redevable à ce « tirailleur en chéchia », cet « indigène » des colonies, d’une part de ce que nous sommes, nous nous devons de la transmettre… »

Jonathan Pontier, artiste, poète, poly-instrumentiste

Jonathan Pontier (caroline)Jonathan Pontier1(caroline)
Jonathan Pontier est né en 1977 en banlieue parisienne. Autodidacte, il navigue entre le quatre-pistes et le quarante-huit portées non sans difficulté mais avec un bonheur égal et la ferme intention d’en faire le chantier d’une vie (au moins). Son catalogue actuel comprend entre autres des chansons, pièces pour ensemble divers, musiques de films…
Slameur dada, artisan symphoniste, techno troubadour, poète multi-timbral, Pontier développe une écriture qui transcende les notions de musique « contemporaine » ou « actuelle », multipliant la transversalité de ses collaborations, ne cessant de confronter et réinventer les formes, les langages accessibles au compositeur d’aujourd’hui. La musique de Jonathan a été jouée et diffusée dans de nombreux pays et il est le compositeur résident des Dominicains de Haute Alsace jusqu’en juin 2008.

Sources : Jonathan Pontier
IRCAM

Jonathan Pontier fera également partie des artistes invités dans le cadre du 10ème anniversaire de la Médiathèque. Il interviendra vendredi 19 octobre à 22 heures en interprétant son oeuvre « Ames soniques ». Merci aux Dominicains de Haute Alsace qui ont bien voulu se joindre à nous pour fêter cet événement.

Mémoires d’une geisha

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Memoires d’une geisha (2h20)
Rob Marshall / 2005
(adapté du roman « Geisha » d’Arthur Golden)

Deux soeurs issues d’une famille pauvre sont vendues par leur père. La plus jeune devient servante dans une maison de geishas où elle subi la méchanceté de l’une d’elle. Pourtant de rivalités, en rencontres décisives, Chyio, va devenir elle-même geisha après un apprentissage douloureux, stricte et cérémonial, elle sera alors convoitée par bien des hommes. Mais a-t-on le droit d’aimer lorsqu’on est une geisha ?

Un film magnifique servi par des actrices d’une beauté touchante et un scénario plein de poésie, jusqu’aux fleurs des cerisiers…

Ce film a obtenu trois oscars à Hollywood.

Paula DE OLIVEIRA

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