J’avais toujours pensé que les mangas étaient des bandes dessinées japonaises pleines de bruit et de fureur, de dessins violents parlant de tortues ninjas,  juste bons à abrutir nos chères têtes blondes.

Je me trompais. J’ai découvert très récemment l’oeuvre de Jirô Taniguchi, et particulièrement « Le Sommet des Dieux ». Pour moi qui ne connaissais que la BD occidentale (et particulièrement Belge, avouons-le), c’est une révélation.
Outre qu’elle est très accessible, elle est de toute beauté et consistante. C’est véritablement de la littérature pour adultes, on lit les images, d’un réalisme fulgurant, comme des textes.

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Ecrit sur un scénario et d’après un roman de Yumemakura Baku, le Sommet des Dieux ne comprends pas moins de 5 volumes. Le dessin donne une véritable impression de verticalité, de profondeur et la montagne semble prendre corps sous nos yeux  au fil d’une intrigue haletante, d’une véritable histoire d’hommes.

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Fort de 5 tomes, le Sommet des Dieux est en passe de devenir un livre culte pour moi. Et Taniguchi, plusieurs fois primé à Angoulême, une véritable référence.

Chez Kana Editeur, les mangas se lisent dans le sens original de leur création. Il y a un petit temps d’adaptation avant de suivre automatiquement de droite à gauche, à l’inverse de ce que nous faisons. Mais une fois les trois ou quatres premières minutes passées, on n’y prend même plus garde.

Blackbird.

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