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Blog de la Médiathèque Municipale de Secteur de Guebwiller

Les babillages de Frida et Paco

Mois

juin 2007

Haïkus

Deux livres pour le prix d’un, aujourd’hui. Deux recueils de haïku, le premier consacré à Issa, le second à Bashô. Alan W. Watts, le philosophe et écrivain américain disait que le haïku sert à « décliner le merveilleux sentiment de vacuité d’où surgit l’évènement ». En d’autres termes, atteindre à la plénitude par la méditation, devenir zen. C’est sans doute pourquoi cette forme poétique est si courte, elle est elliptique et suggestive, délaissant l’inutile.

Issa, (Kobayashi Nobuyuki aussi appelé Yataro, 1763 – 1827) a écrit des haïku d’une grande finesse. Ils sont donnés en version calligraphiée, en version japonaise moderne pour apprécier la fluidité des 17 syllabes, puis en traduction.

Kagebôshi mo
mane sokusai de
kesa no haru

Mon ombre elle aussi
est au meilleur de sa forme
matin de printemps

****

Nodokasa ya
asama no kemuri
hiru no tsuki

Un calme parfait –
fumée du mont Asama
lune de midi

****

Harusame ya
nezumi no naremu
sumida gawa

Pluie de printemps
une souris lapant l’eau
fleuve Sumida

****

Tsuyu no yo wa
tsuyu no yo nagara
sari nagara

Ce monde de rosée
est un monde de rosée
pourtant et pourtant

Ce dernier haïku, le plus célèbre d’Issa, montre toute la profondeur de son esprit zen.

Bashô (1644 – 1694), est le poète classique le plus célèbre du Japon et n’a pas son pareil pour « saisir » l’instant comme un photographe qui travaillerait avec des mots.

Samidare ni
tsuru no ashi
mijika nareri

Dans les pluies de Mai
les pattes de cette grue
se sont raccourcies !

****

Inazuma ni
satoratu hito no
tôtosa yo

Devant un éclair
l’homme qui ne comprends pas
est bien admirable

****

Kumo ori-ori
hito o yasumuru
tsukimi kana

Parfois des nuages
viennent reposer
ceux qui contemplent la lune

****

Meigetsu ya
ike o megurite
yomosugara

Lune d’équinoxe
tournant autour de l’étang
la nuit entière.


J’espère vous avoir fait partager un peu mon amour pour les haïku.

Ces deux livres, « Bashô : cent onze haïku » et « Issa : haïku » sont parus chez Verdier éditeur et sont disponibles à la médiathèque.

Blackbird.

Maxence Fermine : "Neige"

                                                        neige

La poésie, ce n’est pas un métier. C’est un passe temps. Un poème, c’est de l’eau qui s’écoule. Comme cette rivière. Yuko plongea son regard dans l’eau silencieuse et fuyante. Puis il se tourna vers son père et dit : « C’est ce que je veux faire. Je veux apprendre à regarder passer le temps ».

Yuko Akita avait deux passions.
Le haïku
Et la neige

Yuko veut être poète et écrire des haïkus, cette forme poétique très stricte japonaise en 17 syllabes, pas une de plus. Mieux, il ne veut écrire que des haïkus sur la neige et chaque hiver, il a décidé qu’il en écrirait 77.
Lorsqu’on lui propose de se présenter à la cour impériale, il refuse, car il devrait mettre de la couleur dans ses oeuvres. Or il les veut les plus blanches possibles. Un haïku doit être blanc, décrète t-il.

Pourtant il finira par accepter d’aller étudier chez un vieux maître aveugle qui lui enseignera la couleur.

La poésie est avant tout la peinture, la chorégraphie, la musique et la calligraphie de l’âme. Un poème est un tableau, une danse, une musique et l’écriture de la beauté tout à la fois.

Entre le vieux maître et le jeune apprenti se nouera une forte amitié. Mais qui apportera le plus à l’autre ?

Musique de neige
Grillon d’hiver
Sous mes pas

                             haiku

« Neige » est un récit d’une touchante quiétude et d’une recherche esthétique étonnante, relevé par les encres et les estampes de Georges Lemoine qui l’illustre. Un récit qui nous entraîne dans de multiples formes d’arts réunies en une seule : celle de la belle écriture, de l’écriture fluide, qui coule comme un ruisseau de montagne à la fonte des neiges. Un livre magique.

Blackbird.

Cin-é loisirs open-air 2007 à Issenheim

Le cinéma est en fête à Issenheim les 29 juin, 4 et 7 juillet 2007
à l’école « Les Châtaigniers »

Chaque année, L’Espace Jeunes d’Issenheim organise trois journées d’animations et de cinéma. Ces séances sont gratuites, il faut simplement penser à rapporter vos chaises de camping car les films seront projetés en plein air.

                                      nausicaa

Vendredi 29 juin 2007
NAUSICAA de la vallée du vent à 22 heures

Avant soirée à partir de 16 heures
GRANDS JEUX – SALTO TRAMPOLINE
STRUCTURE GONFLABLE – SPECTACLES (19 h)
Restauration, Buvette sur place

                                          oss 117

Mercredi 4 juillet 2007
OSS 117 – Le Caire nid d’espion à 22 heures

Animation à partir de 14 heures
A partir de 19 heures : Tournoi de baby foot humain
« Familial ou associatif » de 7 à 77 ans
Restaurant sur place, Buvette


Samedi 7 juillet 2007
Eternal Sunshine – Of the spotless mind à 22 heures


Animation QUAD, BUGGY à partir de 14 heures
A partir de 20 heures
SPECTACLES ET MINI CONCERTS
Restauration, Buvette sur place…

Renseignements au 03 89 74 97 50 (Agnès ou David)
Espace Jeunes – route de Rouffach 68500 ISSENHEIM


Cin-é Loisirs Open-Air est organisé avec le concours de l’Association « La Récré » et les jeunes de la Commune d’Issenheim
Partenaires SIVOM « Orzell », Commune de Bergholtz, D.D.J.S. (68), CAF (68), Ciné 68

Attention, talents

Les deux chanteuses de jazz que je voudrais vous parler ici ne sont (presque) plus à présenter mais une petite piqure de rappel ne faisant jamais de mal, voici tout d’abord Lisa Ekdahl , accompagnée par Henri Salvador, avec « L’aurore ».

Ce morceau est tiré de l’album « Chambre avec vue » de 2002. Le guitariste sur le clip vidéo est Salvadore Poe (son mari à la ville). La justesse de la voix haut perchée de Lisa et son petit accent charmant font d’elle une valeur incontournable du jazz actuel.

Voici ensuite Diana Krall dans la reprise très « soulfull » d’un standard, « Cry me a river », en live. Sur un rythme un peu lent, elle laisse éclater toute l’harmonie de sa voix.

Voici enfin une petite ,nouvelle, Sara Lazarus avec Biréli Lagrène et son Gipsy Project : « It’s all right with me« , tiré de l’album du même nom. Attention, ça pulse, le Gipsy Project de Biréli semble plus chaud que jamais et assure un tempo infernal. Enfin un groupe digne du talent de Sara et qui sait la mettre en valeur.

Ces trois femmes, chacune à sa manière, incarnent un renouveau, un rajeunissement du jazz vocal et apportent une modernité rafraichissante à des standards souvent interprétés. Leurs disques sont disponibles à la médiathèque.

Blackbird.

It’s raining again

Malgré la pluie persistante, nous maintenons le concert prévu ce soir. Evidemment, celui-ci aura lieu dans le hall de la médiathèque… Voir ici

Bruno Neveux

PS : Bon, encore changement de programme, car oui, maintenant il y a du soleil… Donc ça aura lieu mais à l’extérieur (rez de parking)… Enfin, vous verrez bien, venez c’est tout ! (Caroline)

Le jardin perdu

Les éditions Alternatives proposent sous le nom de « Grand Pollen » une collection singulière. Chaque ouvrage présente la collaboration entre un écrivain et un peintre calligraphe, collaboration donnant lieu à une fusion alchimique.

Dans « Le jardin perdu », Andrée Chedid et Hassan Massoudy créent effectivement cette magie qui fait se mêler les mots à la calligraphie arabe. Le texte est poétique, dense et puissant, le trait est fort et rapide, comme si Massoudy ne levait jamais la main du papier, esquissant les grandes lignes d’un seul geste ample.

                                 massoudy_ibn_arabi

 
Marchant, épaule contre épaule,
Ils vacillaient parfois,
se ranimaient de nouveau.
Ce frottement de leurs bras,
leur transpiration mêlée,
les rendaient charnellement
solidaires et plus confiants.

 
         Zahra

Pas un livre d’art, un livre-art plutôt, au format assez particulier, qui fait découvrir un texte très fort, l’histoire d’Adam et Eve chassés d’Eden, et la lumineuse beauté de la calligraphie arabe. Il se lit vite mais se regarde très longtemps.

Blackbird.

L’élégance du hérisson

                                  herisson

Attention, ce livre est dangereux. Une fois que vous l’aurez ouvert, vous risquez de devenir accro.

L’histoire en est finalement assez simple : la concierge d’un immeuble bourgeois camoufle dans sa loge et sous un aspect physique plus que banal une soif de culture, de littérature, de musique et de cinéma immense. Elle a une passion particulière pour Tolstoï, au point d’avoir appelé son chat Léon.

Paloma, une enfant de 12 ans vivant dans le même immeuble bourgeois, fille d’un directeur de cabinet de ministre, découvre la vie et la trouve moche.

Les trajectoires parallèles de ces deux personnages vont se percuter lorsqu’un nouvel arrivant emménage dans l’immeuble : un japonais du nom de Ozu, homonyme du cinéaste préféré de la concierge.
Entre ces trois là, une complicité, une amitié puis un amour improbables vont naitre.

Muriel Barbery a obtenu le prix des libraires 2007 pour ce magnifique livre. Et c’est mérité tant son écriture colle aux styles des personnages. Tantôt cultivée et élégante mais camouflée, tantôt d’une intelligence rare, toujours vive et légère, elle décrit des sentiments parfois contradictoires mais jamais feints.

Fumer tue, lire ce livre rend plus intelligent. Les deux provoquent une forte dépendance.

Blackbird.

Truman Capote

truman_capote_01

Jusqu’alors habitué aux seconds rôles (Magnolia, The big Lebowski), Philip Seymour Hoffman a cette fois pu se glisser dans la peau d’un personnage ô combien mystérieux, Truman capote.
Et ce que l’on peut dire, c’est qu’il s’en sort brillamment. Tout y est : la voix nasillarde, la nonchalance et la gestuelle. Aucun doute que cet acteur ne peut laisser le spectateur indifférent, il est si convainquant !
Saluons également la mise en scène finement menée par Bennett Miller qui,  au lieu de dresser un portrait classique d’un écrivain célèbre préfère mettre en lumière sa personnalité ô combien complexe. « Truman Capote »  est sa première fiction, il a réalisé en 1998 un documentaire sur le comédien Tom Cruise.

Le réalisateur traite son sujet en décrivant le lien qu’entretient Truman Capote avec deux criminels tout en rédigeant en parallèle  son roman « De sang froid « .

…Une famille de fermiers est massacrée au Kansas en 1959 ; Truman Capote, alors journaliste, convainc la rédaction de l’autoriser à se rendre sur place pour enquêter. Quelques jours plus tard, les deux meurtriers sont arrêtés, Truman leur rend visite en prison et se lie avec d’amitié avec eux. Commence alors une relation ambiguë entre les protagonistes. Capote, souhaitant « décortiquer » la personnalité des tueurs et utiliser leur meurtre pour la rédaction de son roman, va s’immiscer de manière insidieuse dans leur vie. La fin ne justifie pas les moyens…

L’intérêt de ce film réside dans le fait que Bennett Miller a basé son film sur dix ans de la vie de l’écrivain. Dix ans que Truman Capote a consacrés à l’accouchement difficile de son roman-fiction, qui a fait de lui l’écrivain le plus célèbre des Etats-Unis à sa sortie.

Je ne peux que vous conseiller de voir ce film ou lire l’excellent « De sang froid » de Truman Capote. Ils sont tous deux disponibles à la médiathèque…

Caroline Facchin.

Les artistes du monde

La fondation : SYRO d’ART


Les artistes du monde vous invitent au vernissage :

Samedi 16 juin 2007 à 16 heures
65 Grand’rue
68610 LAUTENBACH ZELL


« Y a du monde
Dans ce beau monde
Déambulent les brunes
Y a du monde
Dans ce beau monde
Gesticulent les blondes
Des couleurs
Une mappemonde
Des visages
Sui se confondent… »

56 artistes venant de 13 pays…

« …Un soleil pour tout le monde
Une seule vie pour chacun
Les mêmes minutes qui fondent
Une seule vie, une seule fin… »


Ca se passe donc à Lautenbach-Zell en Alsace… C’est Sylvie & Roland Issenlor qui organisent, se démènent, se décarcassent, nous accueillent et vous accueillent toutes et tous dans leur jardin et, cela pour tout l’été… Une folle aventure qui dure depuis 3 ou 4 ans.

« …Y a du monde
Dans ce bas monde
Des qui dorment dans le froid
Des qui comptent les secondes
Y a du monde
Dans ce bas monde
Des pays
Des maisons
Le même ciel
Les saisons… »

C’est ouvert tous les vendredis, samedis et dimanches de 11 h à 18 h… jusqu’au 27 août… Et Roland est là, fidèle au poste !

« … Un soleil pour tout le monde
Une seule vie pour chacun
Les mêmes minutes qui fondent
Une seule vie, une seule fin… »


Venez nombreux… Y’aura du beau monde !

« … Un passé pour tout le monde
Un avenir pour certains
Y a des bons
Y a des chiens
Y a du monde
Dans notre monde
Y a une lune
Vide ou ronde
Le même refrain qui revient… »

« … Un soleil pour tout le monde
Une seule vie pour chacun
Les mêmes minutes qui fondent
Une seule vie, une seule fin

Un soleil pour tout le monde
Une seule vie pour chacun
Les mêmes minutes qui fondent
Une seule vie, une seule fin… »

Sandrine Kiberlain & Camille Bazbaz (musique : Pierre Souchon, 2005)
ici

Article rédigé par Estelle Pretro



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